Gene RobinsonLe 6 novembre dernier, Gene Robinson, l’évêque du New Hampshire, a annoncé sa décision de se retirer le 5 janvier 2013, soit sept ans avant plus tôt que prévu.

En 2003, l’élection de Gene Robinson à la tête du diocèse de l’Église épiscopale du New Hampshire avait fait grand bruit: l’État se dotait en effet d’un évêque ouvertement homosexuel. Une vraie source de polémique au sein de l’Église anglicane, à laquelle appartient l’Église épiscopale des États-Unis.

En janvier 2009, il était invité à prononcer le sermon lors de la cérémonie d’ouverture de la semaine de festivités entourant l’investiture de Barack Obama, mais son sermon n’avait pas été retransmis à la télévision américaine, officiellement en raison d’un malentendu (lire Obama 2009: Pourquoi le sermon de Gene Robinson n’a-t-il pas été retransmis à la télévision américaine?)

« MENACES DE MORT »
« Ces sept années ont laissé des traces chez moi, chez ma famille et chez vous, a confirmé Gene Robinson lors de son annonce. Des menaces de mort et une controverse devenue mondiale autour de votre choix de m’élire évêque ont pesé constamment, pas juste sur moi, mais aussi sur mon époux bien-aimé, Mark, qui m’a soutenu fidèlement chaque minute de ces sept ans, et, d’une certaine façon, sur vous. J’ai beau penser que ces attitudes, principalement extérieures au Diocèse, ne m’ont pas empêché de vous servir, je mentirais si je n’admettais pas qu’elles ont ajouté un fardeau et une certaine anxiété à mon épiscopat. Ma démission ne mettra pas complètement fin à ces pressions, mais il me semble que le moment est bien choisi pour lancer le processus d’élection d’un nouvel évêque. »

En 2013, Gene Robinson approchera des 66 ans, a-t-il indiqué, soulignant avec humour et assumant totalement sa follitude, « c’est là que vous dites, « Mais mon père, vous avez l’air si jeune! ».

SON COMBAT CONTINUE
Il y a quelques jours, dans un entretien accordé au Los Angeles Times, il a tenu à préciser qu’il ne jetait pas l’éponge devant ses détracteurs: « Ceux qui sont opposés à qui je suis ou aux positions que je prends ne me font en aucune façon fuir. Si j’avais dû être effrayé par les menaces de mort, je serai parti la première année, quand elles me tombaient dessus tout le temps. »

« Je continuerai évidemment à me battre pour l’égalité totale des droits des personnes gays, lesbiennes, bi et trans’, et je m’intéresse aussi de près à la façon dont la religion interagit avec les politiques publiques. » L’avenir de l’évêque serait-il en politique?

Photo BProud Photography, Philadelphia

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