Selon un communiqué du Centre LGBT Paris-IdF du 10 novembre, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) ne trouve rien à reprocher aux chansons de Sexion d’Assaut. En tout cas, en ce qui concerne les quatre titres du groupe de rap « actuellement exposés » à la radio et à la télévision (autrement dit, Wati by night, J’ai pas les loves, Désolé et T’es bête ou quoi?). Le CSA a « vérifié la teneur des textes des quatre chansons et aucune d’entre elles ne contient des propos susceptibles d’être qualifiés d’homophobes », rapporte le communiqué.

APRÈS LA POLÉMIQUE
En pleine polémique sur les titres et les propos homophobes de Sexion d’Assaut, il y a un plus d’un mois, le Centre LGBT Paris-IdF « avait sollicité le CSA afin de lui demander de veiller, conformément à ses missions, à ce que les textes à caractère homophobe et/ou sexiste ne puissent être diffusés en radio ou télévision ».

Or, la réponse du CSA ne le satisfait qu’à moitié. Car s’il note « avec satisfaction que le CSA assure qu’il « veillera à ce qu’aucun propos discriminatoire ne soit tenu sur les antennes des médias et qu’il ne manquera pas d’intervenir énergiquement si tel était le cas » », il aurait préféré que l’institution « exerce une veille attentive et efficace avant que n’enfle la polémique ». « À l’évidence, écrit le Centre, après une polémique si fortement médiatisée, il est peu probable que des antennes de radio ou des chaînes de télévision ne se risquent encore à programmer les titres incriminés! ».

Et de conclure: « le Centre LGBT Paris-IdF joint sa voix à ceux qui ne souhaitent pas interdire à Sexion d’Assaut de s’exprimer ni de chanter, mais à ceux qui leur interdisent bel et bien de chanter des chansons sexistes, homophobes, antisémites ou racistes ».

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