Des championnats d’Europe à Barcelone aux Gay Games à Cologne, encore une jolie galerie de portraits à suivre.

Matthew Mitcham à Cologne. Il l’avait annoncé, il est bien là, en grande vedette des Gay Games qui commencent à Cologne ce samedi. Depuis qu’il a fait son coming-out, le plongeur australien prend son rôle d’ambassadeur LGBT très au sérieux et avec une patate qui fait plaisir à voir. Regardez ce clip ou cet « olympic champion et proud Aussie » vous convie à Cologne.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Matthew Mitcham Cologne Gay Games

C’est un euphémisme, les Gay Games sont un moment à part dans une ville, dans une vie de sportif ou non. Un moment où l’on peut envisager à quoi ressemblerait un monde débarrassé de pas mal d’ignorance et de préjugés. Plus de 10000 participants sont attendus en Allemagne, venus de 70 pays. Sportifs, athlètes, entraîneurs, accompagnants, LGBT ou non. Histoire de conjuguer participation, performances, efforts, émotions, rencontres, fêtes, émotions et pourquoi pas records. Certaines fédérations internationales jouent le jeu, ainsi la Fédération internationale de natation qui homologue les meilleures marques enregistrées au Gay Games.

Et parce que des sportifs comme Gareth Thomas ou Blake Skjellerup ont fait leur coming-out ces derniers mois, rejoignant Martina Navratilova, Amélie Mauresmo ou Carole Péon, entrevoir une brèche un peu plus grande, et enfin une ouverture dans un monde qui prône l’universalisme. Il serait temps de de s’y mettre enfin. En attendant, vous pouvez regardez la cérémonie d’ouverture en direct, à 19h30, sur le site des Gay Games. Et Cologne est à trois heures de Paris en train.

Grand bleu à Barcelone. Après Romain Barras ou Yohann Diniz, champions d’Europe de décathlon et de marche, notamment, on attend encore un week-end de bleu dans le stade olympique de Montjuich.

Renaud Lavillenie. Il est le chef de file d’une perche française en pleine bourre. Le dixième homme à passer les 6 mètres, qui a remporté neuf épreuves consécutives, dispute la finale avec ses deux compatriotes Romain Mesnil et Damiel Dossevi. Comme lors de la finale de la perche féminine hier soir, on ne se lasse pas d’admirer cette discipline. Une perche portée puis plantée, les bras tendus, le corps en bloc pour supporter le choc, la bascule pieds vers le ciel, les doigts qui effleurent une nouvelle fois la perche, les mouvements comme lovés autour d’une barre emboutie, frôlée ou pas. Hier, l’épreuve féminine a été remportée par la Russe Sveltana Feofanova.
À 18 heures. Préférez Eurosport

Christophe Lemaitre. Il était 19h30 hier quand le garçon a confirmé qu’il était bien un phénomène. Déjà champion dans le 100 mètres, le Français a réalisé un premier doublé européen pour l’athlétisme français en s’imposant au finish dans le 200 mètres. Mené tout au long de la course, le garçon s’est arraché dans les derniers mètres devançant d’un centième le Britannique Christian Malcolm. Le Français Martial Mbandjock prend la médaille de bronze, comme lors du 100 mètres.

Qu’est-ce-que le talent en athlétisme? Une bonne coordination du corps, le rythme à donner à un début ou une fin de course ou encore l’accélération et une gniaque pour aller gagner en bout d’une ligne droite alors que l’on est cinquième, pour donner ce grand coup de rein et de tête sur la ligne. En athlé, on appelle cela un cassé. Champion du monde junior il y a tout juste un an, Christophe Lemaitre, 20 ans, n’a pas failli aux attentes qui vont encore s’accumuler. Les comparaisons entre le Français et Usain Bolt affluent. Christophe Lemaitre, dont le record est à 9 sec 98, est encore loin de la marque mondiale du Jamaïcain (9 sec 58) – un monde dans le 100 mètres –, mais le Français a trois ans de moins. En attendant? Les deux hommes se retrouveront à Zurich le 19 août sur 100 mètres. Cela donne envie, tout simplement.
Dimanche, à 19h35, relais 4 x 100 mètres, Eurosport

Véronique Mang. Elle avait repris l’athlétisme il y a neuf mois après deux années sans courir. Véronique Mang a bien fait de revenir au haut-niveau. Deuxième du 100 mètres, jeudi soir, devant sa compatriote Myriam Soumaré, elle s’est à nouveau qualifiée pour la finale du 200 mètres avec Myriam et Lina Jacques-Sébastien. « On remet les compteurs à zéro pour une finale », a déclaré Myriam Soumaré. Les Françaises auront fort à faire contre l’Ukrainienne Yelizaveta Bryzhina ou la Russe Yuliva Chermoshanskaya. Comme les garçons, les filles peuvent espérer du relais 4 x 100 mètres. Mais attention, le relais n’est pas juste une histoire de vitesse mais aussi une affaire de coordination, de passage de témoin. Et de jus.
Dimanche, à 19h50, relais 4 x 100 mètres, Eurosport

Jimmy Cowan. Vous vous languissez du top 14 qui recommence dans deux semaines? Du très beau rugby à midi, une rencontre de gros bras dans le Tri-Nations, entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Dans l’équivalent sud du Tournoi des Six Nations, les deux équipes sont invaincues qui ont battu l’Afrique du Sud, championne en titre sur des scores qui font mal (respectivement 32-12 et 31-17 pour les All Blacks, 30-12 pour les Wallabies).

Les Néo-Zélandais peuvent compter sur une belle charnière avec leur génial demi d’ouverture Dan Carter. Non, je ne vais pas vous saouler avec Dan Carter mais avec le deuxième homme de la charnière, le demi de mêlée Jimmy Cowan, chef d’orchestre lumineux, lui aussi de retour de blessure. N’oubliez pas le haka avant le match. Bon week-end.
À 11h50, Canal+ Sport

Photos DR/Erik van Leeuwen/Lance Richardson/Wikipedia

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