L’acteur, cinéaste et écrivain Bernard Giraudeau est mort ce samedi 17 juillet, à l’âge de 63 ans, des suites d’un cancer.

Celui qui avait passé ses années de jeunesse dans la Marine nationale (il en gardera ce goût pour les voyages lointains), s’était d’abord illustré dans des films d’action, affichant une virilité musclée (Rue Barbare, Les Spécialistes). Ce n’est que dans les années 90 que d’autres facettes de son talent s’exprimeront, dans des rôles plus sensibles et ambigus.

« GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRÛLANTES »
On se souviendra longtemps de son rôle d’homo pervers dans Gouttes d’eau sur pierres brûlantes (2000), de François Ozon, d’après une pièce de Rainer Werner Fassbinder. Léopold, son rictus, ses phrases assassines, son cynisme, son pull à col roulé moulant seventies, c’est lui:

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Gouttes d’eau sur pierres brûlantes.

TUEUR HOMO DANS « LE GRAND PARDON »
Ce n’était pas la première fois que Bernard Giraudeau incarnait un personnage homo au cinéma. En 1994, dans Le Fils préféré, Nicole Garcia lui offrait le rôle de Francis, prof gay au sein d’une fratrie qui comptait également Gérard Lanvin et Jean-Marc Barr. Et dès les années 80, il était Pascal Villars, tueur homo dans Le Grand Pardon (1981), d’Alexandre Arcady… qui finit buté par Raymond Bettoun/Roger Hanin, dans son lit, aux côtés de son amant:
http://www.youtube.com/watch?v=SKFp7sCm0ok
Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Le Grand Pardon.

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