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Aujourd’hui, le yaggeur Farissou raconte en mots et en images la gay pride de Madrid, l’Orgullo gay, du 3 juillet dernier.

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LA GAY PRIDE DE MADRID, PAR FARISSOU
L’événement que j’attends depuis des mois. Deux Marches des Fiertés à Paris à mon actif, aucune à l’étranger. M’installant à Madrid, j’étais curieux de découvrir la ville (que je connais déjà bien) sous son aspect le plus « gai », ce samedi 3 juillet. Pas déçu, plutôt surpris de voir que l’Orgullo gay de Madrid n’est pas en fait la célébration réservée aux LGBT, mais bien la fête de tous, une fête de plus dans un pays qui n’en manque pas.

À Madrid, ce n’est pas une journée, mais une semaine de fête. Ça commence à la fin du mois du juin et ça se poursuit principalement dans Chueca, le barrio gay de Madrid, l’un des plus grands quartiers homos et avant tout l’un des plus festifs que j’ai jamais connus. Le seul où l’on peut sortir tous les soirs de la semaine et rentrer à pas d’heure, gavé de cubatas (rhum coca ou cocktail), les spectacles de trans’ et de gogo dancers dans la tête.

Cette semaine-là s’achève avec la fameuse marcha del orgullo, l’événement qui réunit l’une des marches des fiertés les plus populaires d’Europe. Rendez-vous à la très austère Puerta de Álcala, en plein centre et sous un soleil de plomb. On s’assemble doucement, les premières banderoles se lèvent. Je note surtout la présence d’un Benoît XVI caricaturé et de nombreuses revendications contre l’Eglise catholique d’Espagne, dont les œuvres sont encore financées par l’État.

Puis ça s’accélère: la marche s’ébranle, le taux d’alcool augmente aussi vite que le volume sonore. Il faut dire que les Espagnols parlent beaucoup, fort, et qu’ils parlent encore plus et plus fort avec plusieurs verres dans le nez. Il faut donc songer à se ravitailler et pour ça, on trouve partout dans le défilé des vendeurs de « minis », des énormes verres de sangría, tinto de verano ou cerveza pour 5/6 euros. C’est illégal, la police veille, tranquillement.