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Aujourd’hui, la yaggeuse Yiu raconte la gay pride de New York qui a eu lieu le 27 juin dernier.

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LA GAY PRIDE DE NEW YORK, PAR YIU
Ça y est, le pride week-end est enfin là. Celui que tout le monde prépare/attend depuis des semaines. Fesse bouc s’excite, tout New York se prépare et se fait belle pour les festivités, enfin, au moins tout le gay New York. Premier fail du week-end, j’ai oublié mon badge Yagg reporter dans le Bronx… Deux heures de trains/bus pour aller le chercher… euh non, tant pis. Me voilà donc partie pour vous faire un reportage absolument non exhaustif et totalement egocentré de ce week-end. Mais c’était le deal, non?

Tout commence, au moins pour moi, le samedi, en début d’après-midi. C’est l’heure du match USA/Ghana, les lesbiennes se regroupent dans les bars (cliché?) de Midtown et de Hell’s Kitchen pour le regarder avant la Dyke March (Marche des gouines) qui débute à 17h.

Cette année, c’est la 18e Dyke March. Contrairement à la Pride Parade, cette marche est une marche protestataire, illégale, c’est-à-dire qu’aucun permis n’est demandé à la ville avant, et que donc en théorie on peut se faire embarquer par les flics. En pratique, il n’y a pas eu de problèmes depuis des années, heureusement. L’an dernier, j’avais participé à l’encadrement, j’étais marshall, ces filles qui bloquent les rues et encadrent la marche, faisant tampon entre les manifestantes et les flics. Cette année, j’avais plutôt envie de défiler avec mes copines, donc j’ai fait ma glandeuse… La marche se déroule sur la 5e avenue, commence à Bryant Park (42d street) et se finit à Washington Square par un lâché de lesbiennes ;).

Les marshalls/ Dyke March: la banderole

Revenons à cette Dyke March… Donc je retrouve Abby, Lola et Lizz pour regarder le match, quelques bières et shots plus tard, les USA ont perdu et comme ils ont joué les prolongations, on est un peu en retard… Mais ça n’avance pas vite, donc on les a vite retrouvées! La Dyke March, c’est quelques milliers de femmes dans la rue, des baby dykes, des mamans et leurs mômes, des trans’, des butchs, des fems, et toutes les variations possibles, défilant au rythme des tambours dans une ambiance bon enfant et festive. La présence sur le côté de quelques esprits chagrins, protégés par la police et brandissant des panneaux nous promettant l’enfer n’y change rien… au contraire même!

Quelques tambours (photo Abby Sugar)
Un peu d’humour contre les chagrins/De bien belles couleurs (photo Abby Sugar)

On retrouve une bande de copines du football, passablement éméchées et très organisées; les bières dans le sac, les gobelets à café pour les boire (ben oui, interdit de boire de l’alcool dans la rue dans ce pays!). Elles trouvent que la marche avance trop lentement, ce qui n’est pas faux, et décident donc d’aller dans un bar. Nous voilà donc parties à la recherche d’un bar. Évidemment, il n’y en pas dans le coin, et finalement on fait notre propre Dyke March en direction de Greenwich Village et du Stoned Crow (bar très sympa, pas gay mais très sympa quand même) ou de la bière fraîche nous attend, ainsi qu’un billard (qui a dit clichés?). Comme dirait une copine, c’est la journée de la Dyke March, quoi de mieux que de la passer entre copines?