Une plaque à la mémoire des déportés pour motif d’homosexualité sera inaugurée le 25 septembre prochain dans le Camp du Struthof. Cette plaque portera les inscriptions: « À la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d’homosexualité ». Elle sera apposée sur le Mur du Souvenir, en contrebas du crématoire de l’ancien camp de concentration, à côté des autres plaques commémoratives. La manifestation inaugurale sera ouverte à tous.

On dénombre près de 215 détenus au Camp du Struthof pour motif d’homosexualité, dont 15 Français [13 arrêtés dans les zones annexées d’Alsace et Moselle et 2 arrêtés au sein du Reich (hors Alsace-Moselle)] selon les dernières recherches de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et de Robert Steegmann, historien.

Le 27 juin dernier, lors des cérémonies commémoratives au Mémorial national de la Déportation de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof, Hubert Falco, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants, a mentionné – pour la deuxième fois cette année – les homosexuels parmi les catégories de déportés.

Ces événements d’une ampleur nationale constituent une reconnaissance majeure en France de la déportation des homosexuels pendant la Seconde guerre mondiale, pour laquelle s’est battue depuis plusieurs années l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire (parmi d’autres) auprès des services du ministère de la Défense.

Un communiqué de l’association rappelle qu’en France, « la reconnaissance officielle de la déportation pour motif d’homosexualité n’a été obtenue que tardivement des instances gouvernementales. Le 26 avril 2001, le Premier ministre, M. Lionel Jospin l’évoque une première fois lors d’une allocution aux Invalides. Depuis 2002, l’oriflamme hissé tous les derniers dimanches d’avril au Mémorial national des Martyrs de la Déportation à Paris comporte le triangle rose. Ce symbole distinguant les déportés pour homosexualité figure enfin à coté de l’étoile jaune et des triangles d’autres couleurs qui avaient marqués les tenues de prisonniers des camps de concentration. Le 24 avril 2005, le président de la République, M. Jacques Chirac, en fait état à son tour dans un discours prononcé sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris, à l’occasion Journée nationale du Souvenir de la Déportation ».

Le 15 mai dernier, une première plaque rendant hommage aux déportés pour motif d’homosexualité, et en particulier à Pierre Seel, avait été inaugurée à Mulhouse.

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