Résolument dans l’air du temps, les duo électro fille-garçon n’ont pas dit leur dernier mot. Après Kap Bambino et Sexy Sushi, Gachette of the mastiff prépare un premier album et compte bien régaler vos oreilles de son beat ultime. Dominique Gilliot, aux commandes des machines avec Gaétan Campos, se confie.

Quand vous êtes-vous rencontrés tous les deux? Il y a une dizaine d’années, aux Beaux-Arts de Lille. Gaétan faisait déjà partie d’un groupe qui marchait pas mal dans la région. Pour ma part, je commençais à réaliser des compos, toute seule dans ma chambre. Il a aimé ce que je faisais et m’a proposé de retravailler des morceaux. Puis, en 2007, on s’est dit que ce serait sympa de créer notre groupe…

Quelles sont vos influences musicales? Elles sont très larges. Ça va des grands classiques comme Pink Floyd à des choses plus récentes comme Metronomy et Hot Chip. On aime l’électro assez pop, avec du chant et un esprit aventureux.

À quoi va ressembler votre album? C’est curieux de composer à nouveau après avoir tourné avec les mêmes chansons depuis pas mal de temps. On a presque l’impression de bosser sur un deuxième album. À la base, on est parti d’un truc très club. Aujourd’hui, on ouvre le spectre avec des prods plus groove, plus funk et moins violentes.

Comment écrivez-vous vos chansons? La plupart du temps, on commence par la musique. C’est une cuisine assez compliquée sur laquelle nous travaillons à deux. Il n’y a pas vraiment de règle prédéfinie. Nous avons beaucoup d’instruments et selon les morceaux, on essaye plein de choses. Ensuite, j’écris les paroles mais Gaétan intervient aussi de manière indirecte puisqu’il a beaucoup d’idées mélodiques.

Vos textes sont tous en anglais. De quoi parlent-ils? De tout ce qui fait partie de notre quotidien, avec en premier lieu l’amour, les relations humaines et la fête. Nos paroles ne sont pas spécialement engagées. Même si certains artistes font cela très bien, ce n’est pas notre truc. L’engagement peut rester quelque chose de personnel.

À quoi ressemblent vos concerts? Je n’arrive pas à la cheville de Rebecca Warrior (Sexy Sushi) mais il y a de l’ambiance! Notre musique est très dansante donc les gens réagissent. On improvise en fonction. C’est un échange. En revanche, on a toujours une colonne vertébrale car on travaille pas mal les transitions.

Comment choisissez-vous les endroits où vous vous produisez? On réagit beaucoup à l’invitation et comme on a très envie de jouer, on est presque toujours partants. Du moment qu’on a un peu de temps et que le budget suit un minimum, nous n’avons aucune raison de refuser.

Quand vous faites des dates à la Java ou au Troisième Lieu, à Paris, tu dois avoir un succès fou avec les filles… La question est un peu embarrassante car si je dis non, on va me répondre que ce n’est pas vrai et si je dis oui, je vais passer pour quelqu’un à l’ego surdimensionné… C’est vrai que quelque chose se passe quand on regarde quelqu’un sur scène. Cela peut donner lieu à certaines opportunités mais je ne joue pas là-dessus. À vrai dire, j’ai une copine et je pense que je refroidis pas mal les ardeurs s’il y en a…