Ce texte commence par un remerciement. Il y a quelques semaines, nous avons demandé aux habitué-e-s de la communauté Yagg de nous expliquer pourquoi ils et elles y étaient venu-e-s et pourquoi ils et elles y étaient resté-e-s. Le but était moins de se lancer des fleurs que de comprendre un an après son lancement ce qui fonctionnait sur cette partie communauté et ce qui fonctionnait moins. Autant dire que nous avons eu le beurre et l’argent du beurre… Les nombreux posts écrits en réponse, que nous publions ici depuis quelques jours, nous ont profondément touchés. Il serait fastidieux de remercier nommément tou-te-s les auteur-e-s (même si certaines s’y sont essayées). Un grand merci global, donc.

« COMMUNAUTÉ »: UN GROS MOT?
Avant de lancer la communauté Yagg, nous avons beaucoup débattu en interne du terme même de communauté.  Sur le web, le mot est courant. Beaucoup de site d’infos ou de services revendiquent leur propre « communauté » d’internautes. Mais pour les LGBT, il a une autre couleur. Certains ne jurent que par la communauté, d’autres nient son existence avec acharnement et clament haut et fort leur individualisme. Il suffit pourtant de se promener sur le web ou de se replonger dans le Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes pour voir à quel point elle peut prendre des formes multiples et qu’elle est tout sauf un carcan. Comme si, à entendre certains, se réunir le temps d’une soirée, se battre ensemble pour une cause ou s’amuser ensemble était devenu un gros mot.

Or, c’est justement cela que nous voulions permettre avec la communauté Yagg. Premièrement, parce qu’un média qui se lance aujourd’hui sur le web aurait tort de se passer des richesses que peuvent lui apporter ses lectrices et ses lecteurs. Deuxièmement, parce que nous croyons à une communauté – web ou non – utile. C’est même tout le projet de Yagg: mêler infos et communauté et faire en sorte que les deux s’enrichissent mutuellement.

AU-DELÀ DE NOS ESPÉRANCES
Un an, quasiment 5000 membres inscrits, des centaines de posts, de groupes et d’événements plus tard, force est de constater que nos souhaits ont été exaucés au-delà de nos espérances. Un exemple: le Yagg Bar. Tout a commencé avec un bar virtuel, sur la partie groupes. Depuis, deux événements ont été organisés au bar Les Souffleurs, à Paris. Et ce n’est que le début. L’Apéro des losers, organisé par les membres eux-mêmes en est déjà à sa cinquième édition et réunit toujours plus de monde. Mais il ne s’agit pas que de prendre un verre (ou plus si affinités). La communauté Yagg, c’est aussi une yaggeuse qui alerte les internautes sur le sort de ce jeune homo que ses parents menacent de mettre à la porte ou c’est le groupe Premiers secours, créé pour soutenir un yaggeur après son accident. Et on pourrait multiplier les exemples de ce type…

DES NOUVEAUTÉS À VENIR
Pour bien entamer sa deuxième année d’existence, la communauté Yagg va être transférée dans les semaines qui viennent sur une autre plateforme technique. Vous pourrez profiter d’une foule de nouvelles fonctionnalités, d’une meilleure navigation et tous les petits problèmes de serveur ou d’anglais qui traînent dans les mails ou les notifications auront disparus. Plus d’infos très vite!

Et puisque ce texte a commencé par un remerciement, il s’achèvera de la même manière: merci.

P.S.: Nous fêterons officieusement ce premier anniversaire ce samedi soir, à l’Apéro des losers, au Café Les Arts et Métiers, 51, rue de Turbigo, 75003 Paris, à partir de 20h (détails sur la page événements). N’hésitez pas à nous rejoindre. Une fête un peu plus officielle sera annoncée très bientôt…

Illustration La p’tite Blan

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