Des associations de lutte contre le sida ont interpellé les candidats aux élections régionales, à l’instar d’Act Up-Paris et de Sida Info Service qui ont toutes deux publié sur leur site des interviews des candidats en Ile-de-France. C’est au tour de Aides de donner son point de vue sur les rencontres avec les principaux candidats, grâce à cette tribune — en forme de journal de campagne –, signée Stéphane Calmon, administrateur de l’association et président de la délégation régionale Aides Nord Ouest et Ile-de-France.

« Battre la campagne », par Stéphane Calmon, de Aides
Certes, la santé ne fait pas partie des missions directes des conseils régionaux. Néanmoins, les régions ont la possibilité, si elles le souhaitent, d’étendre leur prérogative à cette thématique. C’est le cas de la région Ile-de-France, dans laquelle vivent la moitié des personnes séropositives de notre pays. Au cours de la dernière mandature, la région a consacré environ 10 millions d’euros par an à la lutte contre le VIH/sida, notamment dans le domaine de la prévention auprès des jeunes ou des usagers de drogues. Elle a également apporté un soutien à certaines associations qui travaillent pour améliorer les conditions de vie des personnes séropositives. Au travers de rencontres bilatérales avec les trois listes susceptibles d’être présentes au deuxième tour (UMP, PS et Europe Écologie), nous avons souhaité créer des liens pour l’après-élection. Prendre date à partir des engagements de campagne et ne plus lâcher pendant quatre ans les candidats qui auront été élus.

THÈMES DE CAMPAGNE…
À Aides, nos financements ne dépendent que peu de la région Ile-de-France. Nous avons tout de même jugé opportun malgré des agendas de militants chargés, de rencontrer les candidats aux élections régionales. Pourquoi? Pour que nos élus continuent pendant les quatre années à venir à avoir au cœur de leurs préoccupations les enjeux de la lutte contre le sida. Nous voulons qu’ils augmentent leur engagement et que les actions financées répondent mieux au besoin des personnes concernées.

TRANSPORT ET LOGEMENT: DEUX RAISONS DE RENTRER EN CAMPAGNE
Nous leur avons exposé plus précisément la question de la précarité des personnes atteintes d’une maladie chronique. Nous demandons à nos futurs élus qu’ils s’engagent à rendre gratuits les transports en Ile-de-France pour toutes les personnes qui vivent avec une pathologie chronique en dessous du seuil de pauvreté du fait de leur maladie, qu’elles soient titulaires d’un minima social (RSA, AAH), d’un revenu de substitution (indemnités journalières, chômage) ou d’un salaire lié au travail précaire.