Deux retours. Après le tennis et le come-back de Kim Clijsters et Justine Hénin, la formule 1. La saison 2010 marque le retour de Michael Schumacher, sorti de sa retraite pour convoiter un 8e titre de champion du monde. Son écurie, Mercedes, est également de retour depuis sa dernière apparition en… 1955. Depuis, la firme allemande jouait un rôle de motoriste très en vue avec notamment McLaren-Mercedes, dont les voitures sont cette année pilotées par les Britanniques Jenson Button et Lewis Hamilton.

Du lourd. Sur les 24 pilotes (contre 20 en 2009) qui prennent le départ, quatre ont remporté 11 titres de champions du monde: ok, Michael Schumacher en pèse sept à lui tout seul mais il y a également Fernando Alonso (2), Lewis Hamilton et Jenson Button, champion en titre.

SALAIRES REVUS À LA BAISSE
Moins de “bling-bling”. La crise est passée par là. Les motoristes japonais Honda et Toyota ont quitté le paddock. Même mirobolants, les salaires des pilotes ont, semble-t-il, été revus à la baisse. Pour les plus grands, cela se chiffre quand même en millions d’euros par an, voire dizaine de millions. Comme en 2009, les budgets des écuries sont limités pour garder une certaine harmonie entre les grands et les petits, dont les trois petites nouvelles qui fêtent leur arrivée cette année: Virgin-Cosworth, Hispania-Cosworth, Lotus-Cosworth.

Plus “roulant”. Cette année, il n’y aura plus de ravitaillement d’essence. Au départ donc, des voitures avec un gros plein et ce sera tout. Les départs avec des véhicules plus lourds seront à surveiller, et gare aux pannes d’essence dans les derniers tours.
Il y aura quand même un peu de spectacle dans les stands, les pilotes pourront s’arrêter pour changer de pneus (ils devront utiliser de la gomme tendre et de la gomme dure).

Pourquoi de tels changements?
1. Les règlements changent régulièrement pour suivre et encadrer les progrès techniques et technologiques, les inventions nouvelles qui pointent dans les laboratoires des écuries. Et pour tenter de pallier, encore, la différence de niveau entre les petites et les grosses.
2. Encore un effet de la crise. Le petit monde de la formule 1 la joue moins clinquant. On est encore loin d’un championnat du monde vert mais des efforts sont faits.
3. Pour laisser le spectacle sur la piste et non dans la stratégie des stands et ainsi espérer des courses plus haletantes avec des dépassements, des coups de théâtre dont ce sport se languit souvent.

Plus de points. 25 points au lieu de 10 au vainqueur, 18 au lieu de 8 au deuxième: la nouvelle rétribution devrait inspirer les intrépides et les fous de victoire. Et pimenter un sport qui se passait souvent dans les stands, au ravitaillement.