SOS homophobie n’est pas la seule association LGBT à s’inquiéter des menaces qui pèsent sur la Halde (lire notre article), comme le montre un communiqué interassociatif envoyé aujourd’hui par Adheos, Algo, Amihe, Angel 91, l’APGL, Caélif, Centr’egaux, le Centre gay lesbien bi et trans de Rennes, le Centre LGBT Paris IdF, le Collectif contre l’homophobie de Montpellier, le Collectif Fier-e-s & Révolutionnaires du PCF, le Collectif LGBT de Français du Monde-ADFE, Comin-G, la Commission LGBT des Verts, Couleurs gaies, Estim’, la Fédération LGBT, la Fédération nationale de L’Autre Cercle, Flag, Gare!, HBO, HES, l’Inter-LGBT, Inter Trans’, Les enfants d’arc en ciel, Mobilisnoo, ORTrans, Quazar, Tjenbé Rèd et Trans Aide.

« Ces cinq années d’existence de la Halde sont aujourd’hui l’occasion pour l’autorité administrative indépendante de dresser un premier bilan, à savoir l’augmentation de réclamations qui passent de 1500 à 10000 par an et une plus grande notoriété acquise, remarquent les associations. La presse salue la qualité des délibérations, et les associations constatent l’efficacité de l’action de la Halde et son expertise indéniable. Pour ce qui concerne les associations LGBT, la Halde a accompli un travail sérieux sur les questions d’éducation et de lutte contre l’homophobie par l’éducation et contribué à faire évoluer sensiblement les positions du ministère de l’Éducation nationale sur ce dossier pourtant bien longtemps resté bloqué (même si nous voulons que, désormais, l’identité de genre soit elle aussi pris en compte). De même, elle a suivi de près la question de l’inégalité d’accès aux droits sociaux entre le pacs et le mariage, et défendu des personnes manifestement discriminées dans leur activité professionnelle en raison de leur homosexualité ou leur trans-identité (sur la base du motif de sexe, appliqué aux discriminations sexistes). »
« VIGILANCE »
« Le flou entourant le contenu du débat sur la loi organique prévoyant l’instauration du « défenseur des droits » [auquel la Halde pourrait être rattachée] nous appelle à être particulièrement vigilants et réactifs, poursuit le communiqué interassociatif. Sous couvert de logique et de rationalisation des sujets de défense des droits, la dé-construction de ce qu’est la Halde aujourd’hui remettrait insidieusement en cause les libertés publiques fondamentales. Déjà avec la disparition de la spécificité de l’expertise de la défenseure des enfants la question s’est posée en ces termes. Nous, organisations de lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie, la transphobie et pour l’égalité, dénonçons tout projet qui ferait perdre à la Halde sa spécificité, son expertise, son efficacité et son indépendance, nécessaires pour que les dossiers dont elle se saisit soient menés à leur terme, y compris quand les auteurs de discriminations sont des décideurs économiques ou politiques. »

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