Le local du MAG (Mouvement d’affirmation des jeunes gais, lesbiennes, bi et trans’) dans le 11e arrondissement de Paris, a été vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche.

« En arrivant au local pour la répétition du tea dance, nous avons constaté que la vitre de la porte était brisée en mille morceaux, du papier avait été brûlé dans le secrétariat, des affiches ont été jetées dans le caniveau, les tiroirs ont été fouillés et la banderole de la vitrine décrochée », raconte l’association dans un communiqué.

« UN CLIMAT D’HOMOPHOBIE »
« Ce n’est pas la première fois que le local du MAG est victime de tels exactions (crachats, vitre brisée…), rappelle le communiqué, mais les dernières fois où nous avons constaté des dégâts, il y avait eu vol. Manifestement, les malfaiteurs ont cherché de l’argent mais nous pensons qu’il y a tout de même une dimension homophobe à cet acte car bien qu’il n’ait pas été signé, rien n’a été volé (matériel informatique par exemple) et ils ont tout de même pris le temps de dévisser la vitrine pour décrocher la banderole et arracher des affiches. »

« La police est venue constater l’effraction et une plainte a été déposée car après la vitre brisée en juin dernier du centre LGBT de Nantes, force est de constater que ce ne sont pas des méfaits anodins et isolés. Si les locaux d’associations gays, lesbiennes, bi et trans’ ayant pignon sur rue sont victimes de violence, cela reflète un climat d’homophobie et de LGBT-phobies contre lequel nous devons continuer de militer après 25 ans d’existence. »

LE CENTRE LGBT PARIS ILE-DE-FRANCE SOLIDAIRE
Cet après-midi, Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT Paris Ile-de-France, rédigeait à son tour un communiqué pour soutenir le MAG: « Nous tenons à leur exprimer toute notre solidarité et sommes bien entendu disposés à apporter notre aide ou à les héberger si nécessaire, le temps qu’il faudra ».

« Cette année le MAG fête ces 25 ans, c’est un bien vilain cadeau!, ajoute-t-elle, le CGL de Nantes avait quant à lui été tagué le mois dernier. Nous déplorions dans un récent communiqué une recrudescence d’agressions commises à l’encontre de lesbiennes, gays et trans’, y compris dans le quartier du Marais. (…) Les événements s’enchaînent et nous accablent: le comportement inadmissible d’intégristes devant Notre Dame lors du kiss-in de la Saint-Valentin, le crime immonde dont a été victime à Béziers la semaine dernière une jeune lesbienne de 32 ans [lire notre article]… ».

« Toutes ces violences sexistes, lesbophobes, transphobes et homophobes sont intolérables. Les pouvoirs publics doivent mettre en œuvre tous les moyens pour les contenir et ceci commence par des programmes adaptés de prévention et d’éducation destinés aux plus jeunes, qui doivent dès l’école primaire réapprendre le respect des autres et de leurs différences », conclut-elle.

Envie de plus d’infos Yagg? Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter.