La 35e Cérémonie des César, samedi dernier, n’a pas juste été l’occasion de voir un ours avec un sac Chanel, l’étrange robe de Lætitia Casta ou l’inattendue prestation de Jeanne Balibar. Parmi les quelques étincelles de cette cérémonie poussive, la remise du César du meilleur court métrage à Claire Burger et Marie Amachoukeli pour C’est gratuit pour les filles.

TRAVAILLER ENSEMBLE LORSQU’ON EST UN COUPLE
Le film suit deux copines, deux ados, Laetitia et Yeliz, qui rêvent d’ouvrir leur propre salon de coiffure. Une fête avec quelques amis met en péril leur projet. Les réalisatrices, qui se sont rencontrées à la Femis, ont accepté de mettre sur pause le tourbillon dans lequel elles se trouvent depuis la cérémonie pour nous parler de ce César, du film, de la façon de travailler ensemble lorsqu’on est un couple, de la bienveillance des cinéastes gays à leur égard – notamment Sébastien Lifshitz, Olivier Ducastel et Jacques Martineau –, de Cannes…

PLUSIEURS PROJETS
Marie Amachoukeli et Claire Burger travaillent actuellement sur plusieurs projets de longs métrages, dont un film d’animation pour adultes. Si l’homosexualité n’est pas ouvertement présente dans C’est gratuit pour les filles, ni dans leur précédent court métrage, Forbach, lui aussi très remarqué (elles ont reçu le Grand Prix National au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2009 et le deuxième prix Cinéfondation au Festival de Cannes 2008), elle était au cœur des travaux de Claire à la Femis.

Marie, de son côté, a tenté d’aborder l’homoparentalité dans un film pour enfants (voir la bande-annonce ici). Et les deux réalisatrices envisagent de revenir sur le sujet dans un prochain film, mais elles veulent faire les choses bien, sans s’y sentir obligées. On leur fait confiance.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez ici.

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