Depuis leur clôture, dimanche 28 février, les Jeux olympiques de Vancouver ont peu à peu gagné les tiroirs de notre mémoire mais cela ne nous empêche pas de faire durer le plaisir en partageant avec vous les apparitions de Johnny Weir, notre chouchou, qui ont rythmé les pages de Yagg ces dernières semaines (ici, ici, ou encore ).

Même six jours après, résonne encore dans ma tête la joie folle des Canadiens après le but de Sydney Crosby qui a offert la médaille d’or au Canada dans le tournoi olympique permettant ainsi au pays d’avoir ses deux équipes, filles et garçons, en or.

Au Canada, les festivités se poursuivent aussi avec l’ouverture, le 12 mars, des Jeux paralympiques qui se disputeront jusqu’au 21 mars en curling, ski ou encore biathlon.

LA PRIDE HOUSE, « UN LIEU ACCUEILLANT »
Mais cette semaine, pour Terrains de Jeux, j’avais envie d’aborder ce qui reste comme un petit exploit dans ce monde du sport encore si fermé à certaines diversités: la présence, au cœur des Jeux, d’une Pride House, dont nous vous avions annoncé l’ouverture. Le premier bilan est positif, selon les organisateurs et les ami-e-s canadien-ne-s qui s’y sont rendu-e-s pendant la quinzaine olympique: « Nous avions envie de proposer un endroit où les visiteurs se sentent accueillis, les locaux ou les athlètes, explique Anne-Marie Wallace, coordinatrice des bénévoles de la Pride House de Vancouver. Nous nous sommes inspirés des maisons qui voient le jour pendant les Jeux et qui représentent un pays, comme la Maison Suisse ou la Maison Russe où l’on peut se retrouver ». La Pride House a reçu une aide de 4000 dollars de la ville.
Installée dans le centre gay et lesbien Qmunity, la maison est un lieu accueillant, décoré de posters d’athlètes ayant participé aux Jeux, raconte Kate Stewart, une amie de Vancouver qui a vécu ces Jeux avec passion.

DE NOMBREUSES VISITES
À Whistler, la maison a reçu la visite de Jon Montgomery, médaillé d’or en skeleton venu avec sa petite amie apporter son soutien, ainsi que celle de Mark Tewsbury, athlète out, champion olympique du 100 m dos aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992. La Pride House de Vancouver a accueilli le maire de la ville, Gregor Robertson, ou encore l’humoriste Stephen Colbert.

Dans la montagne comme au bord de la mer, les deux maisons ont surtout vu le passage de nombreuses personnes venues se rencontrer, partager, acheter badges et casquettes très vite en rupture de stock: « Nous avons reçu des grands-parents qui ont acheté des t-shirts ou des badges pour leurs petits-enfants homos », se souvient Anne-Marie Wallace.

Et aussi, de Vancouver à la montagne, ces discussions sur les athlètes, les Jeux, la polémique autour de Johnny Weir et d’autres. Ici, encore, la parole qui se libère; deux maisons aux portes ouvertes, offrant un filet de lumière à un monde encore sombre. Go Canada!

Photo (entrée de la Pride House à Vancouver) Kate Stewart

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