À l’occasion des élections régionales des 14 et 21 mars, l’Inter-LGBT a envoyé un questionnaire aux têtes de listes en Ile-de-France.

Les réponses de Marie-George Buffet (tête de liste en Seine Saint-Denis), pour le Front de Gauche, de Cécile Duflot pour Europe Écologie, de Jean-Paul Huchon pour le PS, d’Alain Dolium pour le Modem, d’Olivier Besancenot pour le NPA et enfin de Valérie Pécresse pour l’UMP (dont la réponse s’est particulièrement fait attendre) sont disponibles sur le site de l’Inter-LGBT.

UNE TRACE DE LEURS ENGAGEMENTS
Ce questionnaire était découpé en six questions et abordait les thèmes suivants: le conseil régional en tant qu’employeur et la lutte contre les discriminations, la politique éducative, la politique sociale, le soutien aux initiatives des associations LGBT, la lutte contre le sida et enfin les droits des personnes LGBT dans le monde.

Dans l’ensemble, les candidats s’accordent sur la plupart des questions soulevées par l’Inter-LGBT, notamment sur le rôle de l’éducation dans la lutte contre l’homophobie, bien que Jean-Paul Huchon et Cécile Duflot insistent sur l’importance de sensibiliser les plus jeunes.

Cette considération unanime pour les questions LGBT est encourageante, pourtant dans les faits, on le sait, toutes ces formations politiques n’ont pas tout à fait la même façon d’appréhender ces questions ni la même conception de ce qu’est concrètement l’égalité des droits. Il s’agit surtout de promesses électorales, mais ce questionnaire se veut aussi une trace de leurs engagements.

L’ANALYSE DE PHILIPPE CASTEL, DE L’INTER-LGBT
Pour nous éclairer, Philippe Castel, porte-parole de l’Inter-LGBT, analyse les réponses des candidats d’Ile-de-France à ce questionnaire et relève les différences des positions.

« On en tire quand même des choses intéressantes, explique-t-il. Il est d’abord intéressant de voir que l’ensemble des candidats manifeste la volonté de s’engager dans la lutte contre les LGBTphobies. C’est la preuve qu’il y a une évolution, qu’on a quand même été entendu, c’est important de le souligner ».

« SUSCITER DES QUESTIONNEMENTS »
« Maintenant, il faut quand même voir la crédibilité de ces projets, et se rappeler ce qu’est une promesse électorale. On se souvient encore très bien des promesses électorales de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui sont restées des promesses électorales ».