On n’aura jamais autant vu Johnny Weir que depuis qu’il n’a pas remporté de médaille aux Jeux olympiques de Vancouver. C’est ça, aussi, de se retrouver au cœur de deux polémiques!

INVITÉ SUR CNN
Invité de Joy Behar sur CNN, Johnny a évoqué la première polémique, celle sur le fait qu’il porte de la fourrure (il comprend les arguments des anti-fourrures mais n’a pas l’intention d’arrêter d’en porter), le poids de la politique en patinage (deux Américains sur un podium, ce serait peut-être trop), les préservatifs distribués aux athlètes (il n’en a pas profité). Mais ce qui nous intéresse le plus, c’est une fois de plus les propos des deux commentateurs canadiens qui suggéraient de faire passer un test de masculinité au patineur américain.

httpv://www.youtube.com/watch?v=EZK76Ct6LNY

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Johnny a déjà répondu (lire notre article), et devra sans doute se répéter pendant longtemps, ce qui finira peut-être par nous lasser. Ce n’est pas encore le cas, et l’interview de Joy Behar apporte un petit plus non négligeable: comme le remarque AfterElton.com, à aucun moment Johnny Weir ne hurle, face caméra, qu’il est gay, mais à aucun moment non plus il ne dit qu’il ne l’est pas, et, surtout, il répond comme s’il l’était.

SA COUPE DE CHEVEUX MARIE ANTOINETTE
Et pas seulement parce qu’il parle de sa coupe de cheveux Marie Antoinette… Lorsque Joy Behar le fait réagir sur l’accusation selon laquelle il serait trop gay pour le patinage artistique, il la regarde comme si la question était aberrante: « C’est du patinage artistique! Hello! ». Et de remarquer: « On ne dit jamais d’un patineur qu’il est trop butch pour le patinage artistique ».

« JE PENSE QUE JÉSUS ÉTAIT UNE FEMME »
Puis Joy Behar enchaîne sur le fait que selon Elton John, Jésus était gay (lire notre article): « Vous êtes en bonne compagnie », insiste-t-elle. « On peut dire ça », répond-il avant de contredire Sir Elton: « Je pense que Jésus était une femme ».

L’entretien se poursuit sur une réflexion autour du patinage comme métaphore de la vie: « la façon dont elle se relève d’une chute en dit long sur une personne. Quand on est au top, tout est magnifique, tout le monde veut vous aider, mais quand on tombe, il faut se relever par ses propres moyens, sans l’aide de personne ».

Et s’il n’était pas patineur, Johnny Weir serait créateur de mode. Ou Mick Jagger. La question qui se pose maintenant est: quand on est aussi évidemment gay que Johnny Weir, a-t-on besoin de sortir du placard? Le simple fait d’exister et d’être soi-même, sans se censurer, n’est-il pas déjà, en soi, un coming-out permanent?

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