Depuis quelques jours, le conflit enfin consommé entre le Parti socialiste et Georges Frêche fait les délices de l’UMP, embarrassée par la relaxe de Dominique de Villepin dans l’affaire Cleastream et par les propos controversés du maire de Franconville, Francis Delattre, sur Ali Soumaré, tête de liste PS en Val-d’Oise. Pourtant, si dans la communauté LGBT, le rapprochement a très vite été fait entre le « cas Frêche » au PS et le « cas Vanneste » à l’UMP, il ne semble pas venir à l’esprit des responsables politiques de droite comme de gauche, ni des journalistes des médias généralistes. Un peu comme si des propos homophobes, même répétés, n’avaient pas la même gravité que des propos racistes (on pourrait d’ailleurs aussi remarquer que des propos racistes émanant de la droite n’ont apparemment pas la même gravité que lorsqu’ils sortent de la bouche d’élus de gauche, comme l’ont montré Brice Hortefeux ou le site de l’UMP récemment).

Début 2005, pourtant, Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP, promettait, lors d’une rencontre avec Act Up-Paris, d’exclure Christian Vanneste du parti en cas de récidive, comme le rappelle un communiqué de l’association daté du 28 janvier 2005.

« Pour mémoire, non seulement M. Vanneste a eu l’investiture aux dernières élections municipales alors qu’il persiste dans ses propos contre les homosexuels, mais en plus il est toujours membre du groupe UMP à l’Assemblée nationale », écrit aujourd’hui sur son blog Jean-Luc Romero, ex-UMP et n°4 sur la liste PS à Paris. » Alors que l’UMP, avant de donner des leçons de morale électoralistes déplacées, fasse avec M. Vanneste au moins ce que le PS a fait avec M. Frêche en l’excluant et dans le même temps désapprouve sans ambigüités Francis Delattre ».

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