La prochaine édition de Flash Cocotte est prévue samedi 6 février, il fait froid, vous n’avez pas trop envie de sortir ce week-end car même si la lumière hivernale rasante et crue qui va baigner nos contrées est belle, ça caille pas mal. Et si vous passiez un petit week-end cocooning devant la télé, par exemple, à faire quelque chose d’ultra-décalé? Regarder du sport, et du très bon: ce dernier week-end de janvier recèle des trésors de finales. Pour manger, pizzas et bières? Haaaaaaaaaaannnn, le buzzeur dit c’est faux: pas que pizzas et bières. Cocooning? Qui dit cocooning dit sortie, pour voir à quel point il fait froid dehors pour rentrer se réchauffer dans le cocon. Soyez créatifs.

Samedi 9h30. Tennis à Melbourne. Vous venez de voir un sacré match. Victoire de Serena Williams, sa 12e en grand chelem, contre Justine Henin (6-4, 3-6, 6-2). Serena égale Billie Jean King, l’une de ses idoles. C’était un peu la finale rêvée, la première mondiale contre une ancienne numéro un mondiale, de retour sur scène après 18 mois de retraite (lire notre article).

De la classe des deux côtés, pas la même. Serena Williams et toutes ses vies, son tennis absolu, entaché de fautes car enflammé de beaux points. Justine Henin au tennis plus froid; le plus beau revers du tennis, coups ciselés, une joueuse opiniâtre et, comme son adversaire, prête à jeter toutes ses forces sur le court.

Toutes deux ont eu un parcours difficile pimentant le tournoi d’épique, en ciselant à elles deux une excellente cuvée. Williams a eu la souffrance la plus spectaculaire, son corps disparaissant, à mesure du tournoi, sous les bandages; Serena épuisée après sa demi-finale mais ragaillardie par une victoire en double aux côtés de sa soeur. Justine, impressionnée par son parcours et s’estimant comblée de retrouver Serena pour la 14e fois de leur carrière, mais pour la première fois en finale d’un tournoi du grand chelem. Une finale en trois sets, âpre, passionnante. Le tennis féminin va tellement mieux. Vous pouvez siroter une coupette pour la peine.

14 heures. Handball à Vienne. Masculin ou féminin, le handball est formidable, spectaculaire, pétri de contacts, de sauts, de bosses, de buts, de stratégies et de gniaque. À l’Euro 2010 en Autriche, les garçons ont atteint des demi-finales après un début un brin poussif.

Pendant qu’ils s’échauffent sur Canal+, vous avez préparé de la finger food, des trucs qui se mangent avec les doigts: légumes taillés, émincés de fromage, sushis, rien de dégoulinant car vous risquez de vous prendre au jeu. Les commentaires sont incisifs, passionnés, amusés. Vous pourriez bien sauter parfois sur votre canapé.

Et parce que le truc dégoulinant dégouline justement en cas de saut intempestif, évitez donc les aliments du genre slime qui peuvent vous faire passer la deuxième mi-temps à nettoyer à grandes eaux pendant que Michael Guigou, Thierry Omeyer ou Nicolas Karabatic nous sortent encore un match de folie. Et comme le dit Claude Onesta, l’entraîneur des bleus, ceux-ci ont pris l’habitude de gagner leur finale, autant qu’ils gagnent la demi. Les Islandais? Ils furent leurs adversaires en finale des Jeux olympiques de Pékin. À propos, les Français sont champions olympiques, champions du monde. S’ils gagnent l’Euro, le triplé consécutif serait historique.

15 heures. Il y a toujours quelque chose à la télévision en sport, mais profitez-en pour aller vous aérer (la lumière rasante, le froid). Refaites le plein de thé, de café, de Bordeaux, de muesli, et de bien d’autres choses.

19 heures. Ligue 1. Facile, facile, un bon Bordeaux pour saluer l’avance confortable des Girondins dans le championnat de France de Ligue 1. Si l’hiver n’est pas le fort de Yoann Gourcuff, un brin en délicatesse avec son talent vers le but, ses collègues assurent quand même. Bon signe: l’équipe n’est pas “Gourcuff dépendante”, en quelques mots: un beau club. Cela vaut un toast… avec un toast au foie gras, une tartine d’un fromage soit doux soit fort en fonction du vin et de votre humeur. Un petite salade avec.

Couchez vous tôt, ou regardez un bon DVD (nos conseils en  matière de films de sport sont ici).

Dimanche 9h30. Tennis à Melbourne. Un earl grey, du mësli bio – vous voyez que vous avez bien fait d’en acheter –, des quartiers de clémentine corse et vous voilà paré-e pour la finale messieurs des Internationaux d’Australie. Roger Federer contre Andy Murray, le numéro un mondial contre le numéro un de la jeunesse. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés en finale des Internationaux des États-Unis, en 2008. Roger l’avait emporté facilement devant un adversaire impressionné par l’enjeu.

À vous de jouer, maintenant. Une petite promenade, du roller ou du vélo sur les quais de Seine ou dans la campagne. Et oui, les amateurs de sport ne sont pas que des couch potatoes.

17h30. Handball à Vienne. Vous êtes rentré-e à temps pour la finale du handball. Avec la France ou sans la France, ne soyez pas chauvins. Réchauffez-vous en vibrant avec les joueurs, ou en buvant chocolat ou un thé tchaï, épicé et revigorant.

Dans le même temps (et même un peu commencé), football à Luanda. Finale de la CAN. Le Ghana qui n’avait plus atteint la finale depuis 18 ans défie l’Égypte qui vise un troisième titre consécutive. La CAN, où la compétition a repris le dessus mais qui devrait à jamais être marquée par le mitraillage de l’équipe togolaise.

21 heures. Lyon reçoit le PSG en Ligue 1, sur Canal+. Drama absolu. Paris va-t-il se sortir de sa spirale infernale, des défaites, des « pas de chance », des commentaires sur la crise? Non, là c’est trop… Rassurez vous, cela arrive aussi à de nombreux amateurs. Vous avez carrément l’appétit coupé, vous hyperventilez, vous pouvez à peine manger une biscotte.

Respirez: pour le drama, un petit épisode de Dynasty, Battlestar Galactica ou Xena saison 6. Ou encore, sur Arte, Barfly, avec Mickey Rourke et Faye Dunaway, ce film sur les piliers de bar réalisé par Barbet Schroeder sur un scénario de Charles Bukowski. Bon week-end sur canapé.

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