Yarah Bravo et That Fucking Sara seront en concert au Nouveau Casino (109, rue Oberkampf, 75011 Paris), le 13 février prochain, aux côtés de Fae Simon et de DJ Vadim (plus d’infos ici). Mais aussi au Kube Hotel (1-5, passage Ruelle, 75018 Paris), le 12 février, à partir de 19h.

« Passionnée, funky, féroce et colorée » sont les mots choisis par Yarah Bravo, rappeuse multistyles, pour se présenter. Quant à That Fucking Sara, scratch DJ, son nom dit déjà l’insolence et l’humour du personnage, dévoué à sa passion: le hip hop.

Yarah fait chanter le micro quand Sara fait danser les platines. La première vit à Londres et dirige son propre label de musique, l’autre vit à Berlin et collectionne les vinyles, dans un studio tapissé de plus de 5000 disques. À elles deux, elles parlent cinq langues et font rimer bling avec politique, sur trois continents et en musique.

Yarah Bravo & That Fucking Sara se sont prêtées pour Yagg au jeu de l’interview croisée.

Comment avez-vous rencontré la culture hip hop?
That Fucking Sara: À travers l’electric boogie. C’était en 1983 et j’avais 7 ans. J’écoutais (Hey You) The Rock Steady Crew sur un 45 tours, je l’ai copié sur une cassette, un garçon du quartier a sorti sa boombox et on a improvisé une battle de breakdance dans la rue.

Yarah Bravo

Yarah Bravo

Yarah Bravo: Ça m’est tombé dessus par hasard. Avant de savoir ce qu’était le hip hop, je m’exprimais en rimes, via la poésie et le slam. En découvrant le hip hop, j’ai réalisé que je faisais la même chose mais sans la musique, alors j’ai acheté des vinyles pour réciter mes paroles en rythme sur des instrumentaux. Je n’ai pas grandi dans cette culture, mais quand elle est entrée dans ma vie, c’était pour de bon.

Qu’est-ce qui vous a séduit?
Yarah Bravo: Le sentiment d’appartenance. Je peux voyager partout dans le monde et créer du lien avec des inconnus à travers cette musique et cette culture. C’est très important pour moi, car « chez moi » c’est nulle part… Je suis brésilienne et chilienne avec des origines indiennes d’Amérique et africaines, j’ai grandi en Suède, puis habité Londres, New York et Berlin… J’avais besoin d’une sorte de langage universel, la musique, pour me relier au monde. Et le hip hop c’est ça, pour moi!