Justine Henin fait frémir Melbourne, Yevgeny Plushenko reste grand: des retraités du sport hantent joliment le sport. Bonjour, je suis Casper, le gentil fantôme, tu veux bien être mon ami-e?

Justine à fond down under. Ah l’Australian Open! Le moment de l’année où vous savez si quelques-uns de vos copains/copines sont vraiment dingos de tennis (ça peut arriver). Avec le décalage horaire, les matches commencent à une heure du matin pour s’arrêter vers midi, vous comprenez?

Le tournoi a commencé sur les chapeaux de roue. Chez les filles, il y aura un duel belge, mais pas celui que l’on attendait. Kim Clijsters, méconnaissable, a été balayée par Nadia Petrova 6-0, 6-1. Justine Hénin, en revanche, trouve sur son chemin sa jeune compatriote Yanina Wickmayer. Justine Henin, de retour après 18 mois de retraite, poursuit sa route dans la souffrance et avec une gniaque de morte de faim: menée d’un set et bien plus par la Russe Alisa Kleybanova, la Belge, de retour sur les courts en 2010, l’a finalement emporté 3-6, 6-4, 6-2.

Yevgeny Plushenko, toujours vivant. Il revient et il est très content. Il est surtout toujours aussi sublime dans sa façon de patiner. C’est ce que doit être le patinage du XXIème siècle, un mélange de force et de grâce, voire de gracilité dans la fin d’un mouvement. Yevgeny Plushenko avait arrêté sa carrière sur un titre olympique largement mérité aux Jeux olympiques de Turin. Et puis voilà, un champion est un champion, ça va ça vient, à mesure de ses envies et de sa gourmandise à reprendre la compétition. Voir plus haut. Plushenko, comme Kim et Justine, était parti jeune, il revient moins jeune, 27 ans, mais un peu plus sage. À Tallin, il a récolté, à l’aise, son 6e titre de champion d’Europe devant le Suisse Stéphane Lambiel et le Français Brian Joubert.

Il sait qu’il y a du boulot pour les Jeux olympiques. Il règne en Europe mais il devra également affronter les Canadiens et les Américains, dont Evan Lysacek. Pour gagner, il faudra réaliser des quads et des parfaits s’il vous plaît. Quad? Quadruple saut. Sauter, tourner quatre fois en l’air et retomber avec l’air de quelqu’un qui vient juste de faire un petit saut de rien du tout. Des colosses ces mecs.

Je sais, depuis 30 secondes, vous vous dites, “Plushenko, mais j’ai déjà entendu ce nom-là (j’écris pour ceux qui ne lisent le sport que dans la chronique Terrains de Jeux parce qu’elle déchire)… Bien vu: Yevgeny Plushenko est apparu un soir de mai à l’Eurovision, c’était lui le patineur qui faisait des – beaux – ronds devant Dima Bilan lors de l’Eurovision 2008. La Russie a gagné. Yevgeny? Twelve points.

Les Experts au diesel. On n’a pas encore retrouvé les handballeurs français. Ils rêvent d’un triplé Champions olympiques (2008), champions du monde (2009), champions d’Europe (2010). Cela commence pourtant cahin-caha en Autriche. Une victoire de justesse, deux matches nuls dont un contre l’Espagne vendredi soir (24-24), les Experts de l’équipe de France – c’est ainsi que l’on appelle cette génération dorée – ont l’entrée plutôt modeste. Équipe en demi-teinte. Faut voir. Le handball français est habitué aux comebacks insensés, aux matches où l’on est mené de 6 points à 6 minutes de la fin afin de devenir champion-ne du monde. Promis, ils ont encore le temps de revenir.

Ribéry sur le banc. Le revoilà! Il sera ce samedi après-midi sur la feuille de match du Bayern Munich contre le Werder Brême, dans le championnat allemand. Plus de trois mois sans lui, blessé, plus de trois mois sans cette magistrale façon d’animer le jeu en mode véloce et volontaire: Franck Ribéry nous a manqué.

Bon week-end, bande de Caspers!

Envie de plus d’infos Yagg? Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter.