Il y a d’abord eu cet article qui m’a laissée sans voix sur l’intérêt pour un hétéro de sortir avec une ex-lesbienne (une « hasbian », jeu de mots sur « lesbian » et « has been », participe passé du verbe être; jeu de mots, donc, entendu notamment dans la bouche de Jennifer Beals, alias Bette Porter, dans The L Word) sur Details (via AfterEllen.com).

« RÉFUGIÉES DE L’ÎLE DE LESBOS »
Avec exemples de célébrités à l’appui (Anne Heche, Ani DiFranco et Lindsay Lohan, que le journaliste Ian Daly soupçonne de vouloir sauter sur tout ce qui bouge) et des réflexions fascinantes de ce style: « Il n’existe pas de statistiques fiables pour estimer le nombre de réfugiées de l’île de Lesbos. Et il ne pourrait pas en exister: les bisexuelles, par exemple, n’ont pas besoin de « virer leur cuti » pour avoir des relations avec des hommes, même si elles ont vécu avec des femmes pendant des décennies ». Et juste après: « Mais si la hasbian (et pour simplifier les choses, nous inclurons les bisexuelles qui sont passées des femmes aux hommes)… » Euh, il ne vient pas juste de nous expliquer que pour les bisexuelles, c’était différent?

Bref, selon Ian Daly, la visibilité grandissante des hasbians est peut-être une conséquence de la visibilité grandissante des lesbiennes dans les années 90, avec k.d. lang, Ellen DeGeneres, puis The L Word, Katy Perry (qui est aussi lesbienne que je suis hétéro) ou Rachel Maddow. D’où cette perle: « Une femme qui a commencé à explorer ses tendances lesbiennes dans les années 90 est aujourd’hui trentenaire. Est-il déraisonnable de suggérer que son horloge biologique pourrait aussi influer sur son orientation sexuelle? ». À mon sens, c’est plus que déraisonnable, c’est débile.

Et l’article de poursuivre avec le témoignage de Benji, 26 ans, qui s’est inquiété de savoir si son penis serait aussi gros que le gode de sa fiancée…