Julianne Moore a un truc avec les réalisateurs homos, c’est indéniable: Todd Haynes (avec le magnifique Loin du paradis), Tom Kalin, Gus Van Sant et aujourd’hui Tom Ford et son Single Man (dans les salles le 24 février). Trois rôles de femme dont l’homme le plus proche est homosexuel.

Dans un entretien au magazine gay américain The Advocate, Julianne Moore raconte A Single Man, ses rapports avec la communauté LGBT, ses deux récents rôles de lesbienne et ses livres pour enfants (avec des parents homos dans le dernier).

« TOM FORD ÉTAIT FURIEUX »
Sur la « dé-gayification » de A Single Man (lire notre article): « C’était pire lorsque Colin Firth et moi avions l’air d’être au lit ensemble. C’était ridicule, et Tom était furieux. « On dirait une comédie romantique! », a-t-il dit. Il voulait que ce soit clair que le film parle d’un homosexuel et de sa vie, de son boyfriend, pas de sa relation avec une femme ».

Sur les femmes hétéros et les gays: « C’est une relation qu’on voit tous les jours dans la vie, mais personne ne la décrit au cinéma, ou alors de façon très camp (…). Quand j’étais en première année de fac, en 1979, il y avait ce garçon homo super sexy que j’embrassais tout le temps dans les couloirs. Ce que je savais des homos était très confus à l’époque. Il était le premier homo out que je rencontrais et il m’embrassait, donc je ne comprenais rien à ce qui se passait ».

Sur les réalisateurs homos: « J’ai fait quelque 40 films, alors on peut se dire que si 10% de la population est gay… La sexualité n’a jamais pesé, parce que je ne m’intéressais qu’aux histoires. J’ai eu la chance qu’on m’en propose de formidables, et certaines sont venues d’homosexuels, hommes et femmes ».

SA COIFFURE « LESBIENNE »
Sur sa coiffure « lesbienne » dans Les Vies privées de Pippa Lee de Rebecca Miller (sorti en novembre 2009: « Ma nuque longue? C’est moi qui ai choisi cette nuque longue, mec! C’était une demi-perruque. Je voulais un truc à la Jane Fonda dans Klute.

Y aura-t-il des scènes un peu caliente entre elle et Annette Bening dans The Kids Are All Right, de Lisa Cholodenko: « Oui, on peut dire ça. Vous verrez bien! ».

Photo TFM Distribution (The Hours)

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