Fin décembre, Steven Monjeza, 26 ans, et Tiwonge Chimbalanga, 20 ans, étaient arrêtés au Malawi et inculpés pour avoir organisé une cérémonie symbolique de mariage (lire notre article). Plusieurs sources font état de passage à tabac des deux hommes par la police pendant la garde à vue. Lundi 4 janvier, un tribunal a refusé de les remettre en liberté, leur garde à vue a pour l’instant été prolongée jusqu’au 11 janvier. Leur procès devrait se tenir le 15.

« DES PRISONNIERS DE CONSCIENCE »
Malgré les fêtes, l’information a circulé assez vite, et la mobilisation commence à se mettre en place. Un communiqué de presse d’Amnesty International appelle les autorités à libérer les deux hommes « immédiatement et sans conditions »: « Amnesty International considère les individus emprisonnés simplement à cause d’une relation sexuelle consentie et privée comme des prisonniers de conscience ».

Le communiqué reproche aussi au Malawi d’avoir tenté de soumettre Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga à des expertises médicales pour établir s’ils avaient eu des relations sexuelles afin de pouvoir les accuser de sodomie. Selon Amnesty International, ces tentatives n’ont échoué que parce que les autorités n’ont pas pu trouver d’expert pour examiner les deux hommes.