Depuis hier, l’accès au territoire américain n’est plus interdit aux séropositifs, qui peuvent voyager et s’y installer librement. C’est la bonne nouvelle de ce début d’année, qui intervient après une première annonce du président Bush (en 2008, avant de quitter la Maison Blanche) puis une confirmation par son successeur, Barack Obama, fin octobre 2009 (lire notre article).

Jean-Luc Romero, qui avait publiquement mené le combat contre cette discrimination se réjouit: « J’espère que cette décision va faire boule de neige et que d’autres pays qui continuent d’interdire l’entrée ou l’installation des séropositifs sur leur territoire vont bouger ». Le président d’Élus locaux contre le sida vise principalement la Chine et la Russie, deux grands pays qui se sont engagés à mettre fin à la discrimination. Peu avant le 1er décembre, la Chine avait ainsi annoncé qu’elle respecterait prochainement cet engagement.

Mais aujourd’hui, il reste d’autres motifs d’inquiétude. De nombreux pays, s’ils n’interdisent pas les courts séjours touristiques, restreignent le droit à l’installation pour les séropositifs. C’est le cas du Canada ou de l’Australie, deux grands pays démocratiques, mais selon ELCS, des pays européens pratiquent aussi la discrimination, parfois de façon ambiguë. Un des derniers en date est la République tchèque, membre de l’Union européenne, qui en juin dernier, a dressé la liste des pays africains dont les ressortissants sont interdits d’installation sur son territoire s’ils sont séropositifs.

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