Blason LituanieLa pression internationale a fait son effet sur la Lituanie, mais il n’est pas évident que les gays et les lesbiennes aient gagné au change. Certes le Parlement (Seimas) n’a pas adopté telle quelle la loi interdisant « toute publicité pour les relations homosexuelles, bisexuelles et polygames », jugée homophobe par les associations et l’Intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT. Mais la nouvelle formulation ne laisse guère plus de latitude.

« Les informations encourageant l’abus sexuel des mineurs, les relations sexuelles entre mineurs, tout comme les relations sexuelles en général, ont un effet négatif sur les mineurs, » prévoit le texte. Il va donc devenir très difficile de parler de relations sexuelles en général. Un magazine qui voudrait consacrer un article aux questions que se posent les adolescents (LGBT ou non) sur la sexualité pourrait tomber sous le coup de la loi. Une campagne de prévention aussi.

Mais le Parlement ne s’est pas arrêté là, qui voit aussi un effet négatif à « l’encouragement d’une conception de la famille autre que celle déterminée dans la Constitution de la République de Lituanie et le code civil », c’est-à-dire composée d’un homme et d’une femme.

« Les dispositions homophobes ont été supprimées. La loi correspond aux normes européennes », a déclaré mardi à l’AFP Linas Balsys, porte-parole de la présidente Dalia Grybauskaitė, qui avait menacé de mettre son veto (lire notre article). La loi respecte peut-être la lettre, mais pour l’esprit, cela reste à voir. Lors de la prochaine Baltic Pride, qui se tiendra à Vilnius en mai 2010?

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