L’Humanité [fr] publie une tribune de Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice de Paris et présidente du groupe communiste, républicain et citoyen et des sénateurs du parti de gauche (CRC-SPG).

« Si la législation a évolué, il n’en demeure pas moins que d’importants progrès restent à faire, afin de permettre à celles et à ceux qui optent pour le pacs de bénéficier d’une véritable égalité des droits avec les couples mariés, écrit-elle. C’est précisément avec cet objectif que j’ai, avec mon groupe, déposé et présenté au Sénat une proposition de loi destinée à renforcer les droits des personnes liées par un pacs. »

Le texte prévoyait la signature en mairie (« permettre à celles et à ceux qui concluent un pacs de ne plus être stigmatisés et renvoyés au tribunal pour affirmer leur désir d’union ») et le droit à pension de réversion. « Car il est inadmissible que la solidarité qui unit les partenaires liés par un pacs qui a été à la fois reconnue et renforcée à l’occasion de plusieurs révisions législatives s’éteigne avec le décès d’un des partenaires, » écrit Nicole Borvo Cohen-Seat.

La droite a rejeté le texte: « elle n’a pas compris que l’enjeu n’était pas une assimilation du pacs avec le mariage, mais bien la reconnaissance de toutes et de tous, afin de favoriser l’égalité des droits, considérant que la forme d’organisation de la vie compte moins que la vie commune elle-même ».

Et de rappeler la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy: « Je suis donc pour une union civile homosexuelle qui ne passe pas par le greffe du tribunal d’instance, mais par la mairie. C’est logique. Et je vais ajouter ceci que je n’ai jamais dit encore: cette union civile, à la mairie, entraînera une égalité fiscale, sociale, patrimoniale totale avec les couples mariés, qui ira, par exemple, jusqu’au droit à la pension de réversion pour le conjoint homosexuel. »

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