logo Over the Rainbow OtROver the Rainbow (OtR), l’association LGBTI des campus et lycées d’Alsace, n’est pas du tout satisfaite de la campagne contre l’homophobie lancée en juin dernier dans les universités (lire notre article) par Valérie Pécresse.

« Nous devrions être satisfait-e-s, nous devrions nous dire « Enfin, le gouvernement réagit! », explique OtR dans un communiqué. Mais nous ne pouvons/devons pas l’être, car cette campagne, qui part sur le présupposé qu’un-e étudiant- lesbienne ou gay (on n’y parle évidemment pas des étudiant-e-s bisexuel-le-s, intersexué-e-s ou transgenres…) mène une vie compliquée à la fac à cause de l’homophobie d’autres membres de l’université à son encontre, nous explique également que cette homophobie ne relèverait que de la subjectivité individuelle, que les agressions homophobes seraient des actes isolés et commis par des « citoyens lambda » (« les actes et les comportements homophobes peuvent avoir des conséquences désastreuses pour ceux qui en sont victimes »). »

Or, poursuit l’association, « quotidiennement des actes homophobes sont commis par l’État français lui-même à l’encontre de l’ensemble des personnes LGBTI (interdiction pour les couples de même sexe de procréer, d’adopter, de se marier, transidentité toujours associée à une pathologie, opérations chirurgicales systématiques des enfants intersexué-e-s à leur naissance pour les faire entrer dans la « norme »…).

Outre l’homophobie d’État, Over the Rainbow dénonce l’image « véhiculée à travers les modèles utilisés »: « La sous-représentation des lesbiennes et l’absence de personnes transgenres, bisexuelles et intersexuées au sein de cette campagne n’est que le reflet de la politique phallocrate et misogyne de notre gouvernement, d’une volonté d’exclure et de cacher ceux et celles qui n’entrent pas dans sa « norme » ».

Et de conclure: « Nous ne pouvons accepter cette hypocrisie plus longtemps ».

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