Selon un article paru sur Bloomberg.com, l’Ouganda semble prêt à revenir sur son « Anti-homosexuality Bill 2009 ». Cette proposition de loi, qui doit être votée en janvier 2010, dans quelques semaines à peine, devrait être conservée mais modifiée, supprimant ainsi les deux peines les plus importantes qui étaient initialement prévues: la peine de mort et la prison à vie.

La proposition de loi du 13 octobre dernier prévoyait en effet des peines d’emprisonnement à vie pour les homosexuels et des peines de mort pour les homos séropositifs, accusés alors d’homosexualité aggravée. Cette proposition de loi avait soulevé ces dernières semaines l’indignation à travers le monde, de la part de nombreux chefs d’États, de représentants d’institutions (membres du Parlement européens), des associations… (lire articles précédents ici et )

« L’HOMOSEXUALITÉ ET LE LESBIANISME SONT RÉPUGNANTS »

« L’abandon de ces deux peines permettra d’attirer pour cette loi le soutien de représentants et leaders religieux qui s’y opposaient jusque-là, à cause de la sévérité de ces peines », a indiqué hier James Nsaba Buturo, ministre ougandais de l’éthique et de l’intégrité, lors d’une interview téléphonique au journaliste de Bloomberg. « Le gouvernement ougandais soutient ce projet de loi depuis octobre parce que l’homosexualité et le lesbianisme sont répugnants selon la culture ougandaise » a t-il ajouté, « cependant elle nécessite peut-être des peines plus légères ».

« En plus d’une redéfinition des peines pour les gays, la proposition de loi va aussi proposer des mesures pour aider à diriger ces personnes errantes vers une orientation sexuelle acceptable », se félicite-t-il enfin.

Une proposition de loi, qui même modifiée et redéfinie n’en reste pas moins homophobe et punitive. Elle continue à promouvoir la discrimination et le haine envers la communauté homosexuelle, elle prévoit toujours de reposer sur la délation et continue à soulever l’indignation, localement et internationalement.

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