Ce soir, à 22h45, France 2 consacre son Faites entrer l’accusé à la disparition du pasteur Doucé, qualifiée de « l’une des pages les plus noires de l’histoire de la police française ».

En 1990, le pasteur ouvertement homo Joseph Doucé, fondateur du Centre du Christ libérateur qui accueille les minorités sexuelles, par ailleurs dans le collimateur des Renseignements Généraux depuis quelque temps, disparaît sans laisser de trace. Trois mois plus tard, son cadavre est retrouvé, mais son enlèvement et sa mort resteront toujours une énigme. Assassinat politique? Bavure? Les rumeurs sont allées bon train, notamment celles concernant les informations détenues par le pasteur sur l’implication de hautes personnalités politiques dans des réseaux pédophiles…

Christophe Hondelatte revient sur cette étrange affaire (l’émission date de 2005) et on imagine parfaitement le ton dramatique qu’il va employer, vêtu de sa légendaire veste en cuir (« Et tout à coup, un soir de juillet, le pasteur disparaît… »).

À 1h10, sur Arte, The Nomi Song (2004), d’Andrew Horn (Teddy Award du meilleur documentaire au Festival du film de Berlin) retrace la vie et la carrière fulgurante de l’artiste gay Klaus Nomi. Extraits de concerts, témoignages de proches, dont David Bowie qui l’engagea en tant que choriste (ainsi que Joey Arias) pour un show au Saturday Night Live à la fin des années 70 (voir vidéo ci-dessous). C’est aussi une plongée dans le New York underground de l’époque qui vibre au son de la new wave. Klaus Nomi en était l’étoile filante, créature à l’attitude hiératique, empruntant aussi bien à l’opéra qu’au cabaret. Une icône inoubliable. Klaus Nomi est mort du sida le 6 août 1983 et fut l’une des premières célébrités à mourir de cette maladie qu’on appelait alors le « cancer gay ».

Bande-annonce de The Nomi Song:

Extrait de Saturday Night Live, avec David Bowie, Klaus Nomi et Joey Arias:

David Bowie & Klaus Nomi – TVC15 & Boys Keep Swinging [1978]
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