Quelques jours avant la Marche des Fiertés parisienne, l’Ardhis, les Amoureux au Ban Public, l’Inter-LGBT et SOS Racisme appelaient à la mobilisation pour éviter l’expulsion de Ramzy  (le prénom a été changé), un gay tunisien interpellé en gare de Bordeaux (lire notre article). Les efforts des associations ont porté leurs fruits: « Grâce à la formidable mobilisation de tous, militants associatifs, simples citoyens ou personnalités politiques, Ramzy a été libéré et la préfecture de Gironde vient de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler en vu de sa régularisation », écrivent les organisations dans un communiqué commun. « Il va pouvoir se reposer pour envisager ensuite le futur avec confiance. »

« Nous sommes évidemment heureux et soulagés de savoir Ramzy libre et bientôt régularisé », poursuivent-elles. « Cependant, nous n’oublions pas que nombre de personnes lesbiennes, bi, gays et transsexuelles subissent un retour forcé vers leur pays d’origine alors que la pratique homosexuelle y est pénalisée et réprimée (plus de 70 pays incriminent le délit d’homosexualité). Nous rappelons les déclarations du candidat Sarkozy: « Être persécuté en raison de sa sexualité, c’est choquant et  inadmissible. La France doit  faire sienne cette position chaque fois qu’un homosexuel est martyrisé parce qu’il est homosexuel ». Raison pour laquelle nos associations demandent de nouveau au Président de la République d’accorder protection aux personnes homosexuelles et transsexuelles et de mettre fin à la pratique des expulsions vers ces pays répressifs. »