Comment s’habiller pour la montagne que le Tour de France aborde ce week-end? Combinaison rouge Ferrari ou blanche et bleue Brawn pour le Grand Prix d’Allemagne? Jaked or not Jaked pour les championnats du monde de natation de Rome qui s’approchent à grands pas? Yagg vous aide à être le plus beau ou la plus belle pour aller regarder la télévision.

Jaune, vert, à pois, tout blanc
Le Tour de France, c’est un peu comme la corrida, on aime passionnément ou on déteste. Populaire pour les uns, mimile pour les autres, dense ou trop longue. De plus, les affaires de dopage qui perturbent la Grande Boucle depuis l’affaire Festina en 1998 n’ont pas franchement arrangé l’image de l’épreuve, même si les organisateurs sont à fond dans la lutte contre les tricheurs et le prouvent année après année.

Mais le Tour reste le Tour. Petit et grand théâtre d’une cohorte qui va dans tout le pays entre étapes de plaine le plus souvent favorables aux sprinters, contre-la-montre aux experts et tacticiens et suspense des épreuves de montagne. C’est là que se joue la course. Ce samedi, nous sommes au cœur de la trilogie pyrénéenne. Hier, Brice Feillu, un minot de 23 ans, dont c’est le premier Tour de France, a gagné l’étape, et Rinaldo Nocentini, un Italien qui découvre également la Boucle, a revêtu le maillot jaune.

Petit théâtre? Cette année, les regards se portent sur la grande bourre que se tirent Alberto Contador et Lance Armstrong qui sont dans la même équipe et pointent à 6 et 8 secondes de l’Italien. Dans le peloton, les jambes luisent sous les cuissards, les regards dissimulés par les lunettes de soleil ne cachent rien de cette lutte instestine qui secoue l’équipe Astana. Et c’est humain, l’amateur attend un peu la castagne. Lance avait pris l’avantage entre Marseille et la Grande Motte, Allberto, hier, a placé une belle accélération. On attend beaucoup de cette virile explication, il y a un côté un peu voyeur à scruter les regards entre les deux hommes, leur comportement une fois descendus de vélo. Pour l’instant, chacun a montré de quoi il était capable: science de la course pour l’Américain, puissance pour l’Espagnol. Habillés pour l’hiver? Le jaune ne devrait pas tarder pour l’un des membres de l’équipe, qui a pris l’ascendant sur le Tour.

Le plastique c’est fantastique
De l’érotisme diffus de la combi. Mais pourquoi n’a-t-on pas inventé ces tubes de plastique avant? Rien que pour voir ces garçons et ces filles se dézipper ou se faire dézipper à la sortie des bassins.

Entre filles et garçon, il n’y a pas photo. C’est encore plus caliente quand les nageurs enroulent leur combinaison jusqu’en haut des cuisses, ce que l’on appelle les adducteurs. Au-délà de l’érotisme, du futurisme, de l’aqua-dynamisme, les nouveaux vêtements de nage de compétition oscillent entre le tout polyuréthane des Jaked, avec lesquelles sont améliorés la plupart des records du monde par les temps qui courent – combinaisons homologuées le 22 juin par la Fédération internationale (Fina) –, et les autres, qui mélangent plusieurs matières.

Le débat, qui dure depuis des mois, a trouvé un nouvel épisode lors des sélections américaines pour les championnats du monde de Rome du 26 juillet au 2 août. Michael Phelps, le huit fois champion olympique des jeux de Pékin, détenteur de nombreux records du monde, a déclaré qu’il courrait avec les combinaisons fournies par son équipementier Speedo. De quoi aviver quelques espoirs chez ses concurrents, et aussi une formidable pression mise sur eux.

Suspendu trois mois pour avoir été pris en flagrant délit de fumette de cannabis, il n’a pas nagé pendant six mois. Il revient avec un corps différemment sculpté. Car le nageur américain s’attaque au sprint. Il veut lui aussi participer aux coups de butoir donnés récemment au mythique record du monde du 100 mètres nage libre. En Italie, il s’alignera sur 100 et 200 mètres nage libre et sur 100 mètres et 200 mètres papillon. Cette fois, pas de quatre nages… Et sans Jaked, il améliore le record du monde du papillon. Mais avec une combinaison, vous savez, celle que l’on dézippe.

Combinaison tendance baquet
Grand Prix d’Allemagne, circuit du Nurburgring. Grande lignes droites, courbes étroites et multiples, encore un circuit qui ne rigole pas dans le calendrier (mais y en a-t-il qui rigolent?). Ici aussi, prestige de l’uniforme. Ces combinaisons matelassées plaquées, les chaussures qui font désormais le plaisir des fashonistas. Ici aussi, derrière l’apparence, se trame une saison de fou. À la faveur ou la défaveur, c’est selon, des nouveaux règlements, la saison a été totalement chamboulée. Les poids lourds, Ferrari ou Mercedes McLaren, ont été laissés derrière par les Brown de Jenson Button et Rubens Barrichello. Le beau Lewis Hamilton ronge son frein. Ça va encore chauffer. Et finalement, ce que j’aime le plus dans un Grand Prix de Formule 1, ce sont les essais qualificatifs le samedi, où l’on se jauge, où l’on montre les muscles encore. Et les regards des pilotes sur la ligne de départ. Sous la casque, la cagoule fait encore ressortir les yeux. Après aussi? Le champagne sur le podium.

Changement de maillots
Cela s’appelle le mercato, le marché des transferts. Depuis la fin des championnats européens de football, les clubs font leurs emplettes. Avantage à Madrid. Le Real renoue avec la tradition des Galactiques et s’offre un beau casting pour la saison 2009-2010: Cristiano Ronaldo arrive de Manchester United, Kaka de l’AC Milan, Karim Benzema de l’Olympique Lyonnais. Tous magnifiques dans leur nouveau paletot blanc bordé de noir. Comme disent les gamins, ça le fait.

Short, débardeurs et genouillères
Le jeu? Garder une balle en l’air sans qu’elle touche le sol. Du volley-ball, vous avez peut-être les souvenirs de l’école, des matches dont vous sortiez les genoux criblés d’échardes ramassées dans le gymnase, les poignets rougis par le choc du ballon. Le volley a plus qu’évolué. Jetez un coup d’œil et faites-vous une idée ce dimanche à 7 heures (du matin). L’équipe de France joue une place en finale de la Ligue mondiale, forme de championnat du monde à épisodes. Dans le volley moderne, tout semble plus rapide, les services, les contre-attaques, les smashes, et le spectacle donc au diapason. On peut aussi préférer la variante beach volley. Plongées dans le sable, grosse chaleur. Nombreuses tournées en France cet été.