Après l’Inde hier, qui a vu la Haute cour de Delhi se prononcer pour la fin de la discrimination contre les homosexuels (lire notre article), c’est au tour d’un autre pays émergent de faire évoluer sa législation.

Le parquet général du Brésil a déposé jeudi une requête auprès de la Cour suprême fédérale pour qu’elle reconnaisse les unions entre personnes du même sexe et leur accorde les mêmes droits que les couples hétérosexuels. Au Brésil, il n’y a plus de loi pénalisant l’homosexualité, comme c’est toujours le cas en Inde. Mais malgré de nombreuses avancées ces dernières années, la reconnaissance des unions homosexuelles reste une des principales revendications des LGBT brésiliens.

Deux semaines après une Gay Pride monstre à Sao Paulo (voir la vidéo ci-dessus), qui a réuni pas moins de trois millions de personnes, le gouvernement fédéral va-t-il mettre fin aux discriminations dont souffrent toujours les gays et les lesbiennes du plus puissant pays d’Amérique latine? L’avocate générale Deborah Duprat a demandé dans sa requête que ces mesures soient valables à l’échelle de tout le Brésil.

L’AFP rappelle que le Brésil était l’un des 66 pays signataires de la déclaration de l’Onu, portée par Rama Yade, alors secrétaire d’État aux droits de l’homme (lire notre article).  Si Lula, le fougueux président du Brésil, veut prouver que ce n’était pas juste des paroles en l’air, il a désormais la possibilité de le faire.