La cour d'appel de Montpellier a estimé hier, mercredi 21 janvier, que l'agresseur présumé d'une lesbienne était bien coupable.

Un communiqué du Collectif contre l'homophobie rappelle les faits: "Le 1er avril 2008 à Montpellier, Julie, lesbienne de 24 ans, était violemment agressée dans la rue par un de ses voisins. Celui-ci lui avait porté de violents coups de poings et de pieds à la tête, accompagnés de propos lesbophobes, avant de prendre la fuite. Bilan: un visage tuméfié et trois semaines d’arrêt de travail."

L'affaire aurait dû être simple mais le suspect s'est fabriqué un alibi auquel le tribunal correctionnel a cru. Il a été relaxé en avril 2008. Le Parquet a interjeté appel, et Me Luc Abratkiewicz, l'avocat de la victime, a démonté l'alibi (un match de foot regardé à la télé avec des copains alors qu'ils n'avaient pas accès à la chaîne qui retransmettait la rencontre en question). Le procès en appel a eu lieu en novembre dernier, le jugement vient donc d'être rendu: trois mois de prison avec sursis et 1500 euros de dommages et intérêts.

Dans son communiqué, le Collectif contre l'homophobie "prend acte de l’arrêt rendu et renouvelle son soutien à Julie dont la parole avait été mise en cause et l’agression niée par le jugement rendu en première instance". Et conclut: "En ayant le courage de témoigner à visage découvert, Julie a incarné la double discrimination que subissent en silence de nombreuses femmes: le sexisme et la lesbophobie".

Judith Silberfeld