Bertrand Delanoë n'approuverait-il pas la candidature de Caroline Kennedy au siège de sénatrice de New York? C'est en tout cas ce qu'ont dû croire les lectrices et lecteurs du New York Times lundi. Le journal a en effet publié dans son édition papier et sur son site un faux courrier du maire de Paris qui s'en prenait vertement à la fille de l'ancien président des États-Unis.

Caroline Kennedy avait fait savoir la semaine dernière qu'elle briguait la succession d'Hillary Clinton au siège de sénatrice de l'État de New York, cette dernière devenant la prochaine secrétaire d'État de Barack Obama. "Quel titre a Mme Kennedy pour pouvoir prétendre au siège d'Hillary
Clinton?", s'interrogeait le faux Bertrand Delanoë dans le courrier. "Nous, Français, ne pouvons considérer
cette démarche que comme dynastique de la part d'un clan Kennedy sur le
déclin dans le pays de la Charte des Droits. C'est à la fois surprenant
et révoltant."

Contrairement à l'usage, le quotidien américain n'a pas pris soin de vérifier l'authenticité du courrier. La mairie de Paris a donc fait savoir que Bertrand Delanoë n'en était pas l'auteur. Virginie Christnacht, chef du service de presse à l'Hôtel de ville,
a déclaré à l'agence Associated Press que la lettre était "un faux". "Ça n'a jamais été envoyé par
Bertrand Delanoë. On a demandé au New York Times de publier un
démenti, un correctif et des excuses." Du côté du cabinet du maire, on juge l'affaire "ridicule" et on précise que Bertrand Delanoë s'est fendu d'un mot "amical" à l'attention de Caroline Kennedy.

À noter que la fille de John et Jackie Kennedy, et nièce du très populaire sénateur Ted Kennedy, est favorable à l'égalité totale des droits pour les gays et les lesbiennes, y compris le mariage.

Xavier Héraud