En 1988, cela semblait une gageure. Créer un centre de prévention et d’informations sur le sida à Paris, au cœur de la région européenne la plus touchée par le VIH, était pourtant une priorité. À l’origine de ce qui va devenir l’une des structures les plus puissantes de la lutte contre le sida, le Dr Didier Jayle et Antonio Ugidos. L’un suit en consultation des malades du sida, l’autre va devenir son bras droit.

Ensemble, il créent le Centre régional d’informations et de prévention du sida (Crips), à la fois lieu de ressource documentaire et de réflexion. Colloques, concours de scénarios (3000 scénarios contre le virus), brochures, interventions dans les lycées et les centres de formation, le Crips fait feu de tout bois contre une épidémie très active.

Vingt ans plus tard, le Crips a des moyens importants, alloués par le Conseil régional d’Ile-de-France et poursuit sa mission, même si le sida et le VIH font partie d’un ensemble plus large d’actions de prévention en direction des jeunes.

Dans l’interview qu’ils ont accordée à Yagg, Didier Jayle, le premier directeur du Crips et Antonio Ugidos, qui lui a succédé, reviennent sur les premiers temps de cette structure, mais aussi sur les combats qu’il reste à mener.

Christophe Martet