Yagg vous en parlait déjà le 17 novembre dernier, c'est donc aujourd'hui le jour J pour l'opération "Day Without A Gay" ("Un jour sans gay") aux États-Unis.

À l'appel de plusieurs associations LGBT, les homos américains sont invités à ne pas se rendre à leur travail et à ne pas consommer, ce mercredi 10 décembre, afin de mettre en évidence leur poids économique dans la société et de créer une sorte de prise de conscience collective. Cette initiative — qui coïncide avec le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme — s'inscrit dans l'ensemble des mouvements de protestation qui ont fait suite au vote favorable à la Proposition 8 (et autres référendums portant sur l'égalité des droits).

Voici une vidéo postée sur le site NewNowNext.com qui explique bien le principe de cette "grève des gays":

Gay music and video from NewNowNext.com

Autre principe de cette journée: faire du bénévolat, donner de son temps à des associations gays et gay-friendly.

Mais comment mesurer l'impact d'un tel mouvement? C'est l'une des questions évoquées dans l'article publié en double page dans Libération aujourd'hui. Sean Hetherington, comédien à West Hollywood, est l'un des initiateurs de l'opération. Il se dit "confiant" et prévoit la participation de "centaines de milliers de personnes". "On reçoit une centaine de mails par heure, venant du monde entier", ajoute-t-il. Sur l'ensemble des mouvements de protestation qui ont notamment essaimé sur le web, Peter Wolf, responsable de Marriage Equality USA à Los Angeles, affirme: "Je n'ai pas vu un mouvement d'une telle ampleur depuis celui contre le sida dans les années 1980."

À suivre donc.

Yannick Barbe