événement  |  18.05.2016 - 01 h 56  |  0 COMMENTAIRE

La sociologue et l’ourson à l’Ecole Normale Supérieure de Paris

  • Ecole Normale Supérieure
  • 45 rue d’Ulm, Paris
  • 20/05/2016
  • 21:00 - 22:30
  • 0,00 €

Projection de La Sociologue et l’ourson le vendredi 20 mai à 21h10 en présence de Mathias et Irène Théry, ainsi que Yves Gingras, historien et sociologue des sciences québécois. Séance dans le cadre de l’événement « Nuit, cinéma, sciences, révolutions », de 19h30 jusqu’à l’aube.

Tout au long de la Nuit Sciences, Cinéma, Révolutions, de projection en discussion, nous nous immergeons dans les révolutions en train de se faire.

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Cinéma, Sciences…
Comment le cinéma a-t-il été mis au travail par les sciences, en particulier par les sciences d’observation ? Avec les moyens esthétiques qui sont les siens, un film peut-il rendre compte des avancées de la recherche, du travail quotidien des savants, des interrogations sociales et politiques qui accompagnent certaines découvertes scientifiques et inventions techniques ? On parle de cinéma expérimental, mais l’expérience au cinéma est-elle du même ordre que l’expérience en sciences ? Et, au fait, de quoi fait-on l’expérience quand on voit un film de sciences ?

Révolutions !
Notre fil directeur est l’idée de révolution. Depuis le xviiie siècle, les révolutions scientifiques sont pensées par analogie avec les révolutions sociales et politiques. Il s’agirait dans l’un et l’autre cas de changements à la fois radicaux – ils toucheraient aux fondements – et brutaux – ils instaureraient une soudaine discontinuité, de sorte que plus rien ne serait comme avant. La NCSR propose un parcours cinématographique parmi ces changements radicaux et brutaux que nous appelons des révolutions. Qui en sont les héros et les héroïnes ? Comment les films contribuent-ils à rendre sensibles les nouvelles visions du monde que les révolutions scientifiques introduisent ? Le cinéma dévoile-t-il les transformations sociales et politiques que certaines révolutions scientifiques induisent ?

Portraits de scientifiques en révolutionnaires ?

L’histoire des sciences a longtemps été racontée comme une épopée où de grands héros se succédaient : Archimède et Galilée, Newton et Einstein, Darwin et Freud… De manière similaire, le cinéma a construit ses récits autour de héros – bien plus rarement d’héroïnes – incarnant des valeurs comme le désintéressement, l’objectivité ou la rigueur, la capacité à remettre en cause les idées reçues et à lutter contre ce qui paraissait indestructible : la nature, les puissants de ce monde, les paradigmes dominants. Mais comment, aujourd’hui, représenter les savants et les savantes ? S’agit-il encore de héros ou d’héroïnes ? D’un mot, le problème est ici de savoir ce que montre le cinéma de la vie et du travail des scientifiques, qu’ils soient biologiste, vulcanologue ou sociologue.

Dépassement du réel, révolution du regard ?

Avant même les films des frères Lumière, Étienne-Jules Marey s’est servi de ce qu’il appelait la chronophotographie pour décomposer les mouvements des animaux et des hommes. Les savants n’ont cessé de recourir au cinéma pour montrer ce qui n’avait pas été vu avant eux, les mondes inconnus de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, les galaxies, les particules ou les cellules. Mais que voit-on exactement au cinéma ? Peut-on rendre sensible dans un film quelque chose comme une théorie, un concept ou une démarche scientifique ? Voit-on les expériences de la big science comme on voyait une expérience de Galilée, de Lavoisier ou de Joule ? Les films modifient le regard que nous portons sur le monde : à sa manière, le cinéma pose la question du rapport entre image manifeste et image scientifique du monde.

Révolutions scientifiques : quoi du social et du politique ?

Les sciences et les technologies ne sont pas sans incidence sur notre monde : plus que jamais, elles transforment l’espèce humaine, les autres espèces, notre planète même. Tout comme la littérature, le cinéma porte un regard critique sur ces transformations, faisant œuvre de mémoire à l’égard du passé et imaginant ce que l’avenir pourra être. Le cinéma est-il particulièrement approprié à rendre manifestes les effets sociaux et politiques des sciences et des technologies, qui sont usuellement laissés de côté ? De quelle manière certains films dévoilent-il les transformations sociales et politiques que les révolutions scientifiques peuvent induire ? Imaginaire des sciences et des technologies et imaginaire du monde social et politique se croisent alors.

Des films : oui mais lesquels ?

Qui dit cinéma pense souvent films d’auteur ou blockbusters. Le parti-pris de la NCSR est ailleurs : varier les formats cinématographiques en projetant des documentaires comme des épisodes de série ou des films d’animation, des films courts comme des films-fleuves… Tout cela est ponctué de tables rondes, de lectures de textes, d’événements musicaux, de quizz, de prises de parole. La NCSR est une nuit festive, une nuit où presque tout peut être projeté, où tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les sciences sera discuté !
 

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Publié par Carole Yaggeuse
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