Avec les coming-out de Johanna Larsson (photo de tête), Tara Moore et Conny Perrin  en l’espace de quelques semaines, le tennis féminin retrouve des couleurs, après les sorties homophobes d’anciennes joueuses, Ekaterina Bychkova et Margaret Court.

Johanna Larsson, seule joueuse « out » du top 100

Elle faisait son coming-out à la chaîne SVT en septembre dernier, la joueuse suédoise s’est longuement confiée sur les difficultés rencontrées et les mensonges inventés pour tenir sa première relation secrète pendant 2 ans. Elle explique aussi sa peur de perdre ses sponsors et dans le même temps briser ses rêves de carrière dans le tennis. Surtout, à cause d’une vie à 100 à l’heure sur le circuit, elle a compris très tard qu’elle était lesbienne, se concentrant pendant longtemps sur le tennis et mettant de côté tout ce qui concernait l’amour, les émotions ou tout ce qui aurait pu l’en distraire.

Ett ❤️ med denna underbara tjej! #lyckligtlottad #aldrigentråkigstund #kärlek

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Désormais, la Suédoise Johanna Larsson 89ème au classement WTA (au 7 octobre 2017) apparaît comme la seule joueuse ouvertement lesbienne du top 100. Elle avait été outée en février dernier par Ekaterina Bychkova. Lourdement questionnée par un journaliste de la version russe d’Eurosport, l’ancienne joueuse déclarait être gênée dans les vestiaires par les nombreuses joueuses lesbiennes du circuit. Et de citer, outre Larsson : Rennae Stubbs, Lisa Raymond, Eléni Daniilídou, Francesca Schiavone, Carla Suarez-Navarro et Casey Dellacqua, dont le public connaît déjà sa compagne Amanda et leurs enfants Blake et Andie.

Face à Margaret Court

Casey Dellacqua a été de celles qui ont été touchées par les récents propos homophobes de Margaret Court, en mai dernier. L’ancienne star du tennis, qu’elle connait personnellement, l’avait en outre prise à partie en critiquant son projet d’élever un enfant sans père. Elle était alors partie complètement en roue libre : « Il y a énormément de joueuses professionnelles lesbiennes. Quand je jouais (dans les années 1960 et 1970), il y en avait déjà mais maintenant elles sont partout. Les joueuses lesbiennes classées au top entraînent de plus jeunes femmes, qui les idolâtrent, dans leurs fêtes et autres et c’est comme cela que le phénomène se propage. » et de continuer : « C’est le diable, mais c’est ce qu’Hitler a fait et c’est ce que le communisme a fait: pénétrer l’esprit des enfants. Il y a un complot dans notre nation et dans les nations du monde pour pénétrer l’esprit de nos enfants. » Une autre australienne, Samantha Stosur avait condamné ces propos du bout des lèvres : « Je pense que c’est assez fou. Il est évident que tout le milieu du tennis a le même avis que moi et que nous allons rester fermes ».

Tara Moore et Conny Perrin, en couple sur le court et à la ville

Parce que l’homophobie n’est pas la seule à se faire entendre hors des courts, l’histoire entre Tara Moore, née à Hong-Kong et Conny Perrin la Suissesse lui fait un beau pied de nez. Les deux joueuses, respectivement 328ème et 193ème au classement WTA sont ainsi les premières du circuit professionnel à s’être fiancées : elles ont prévu de se marier l’an prochain en Thaïlande.

I may not always be there with you, but I will always be there for you ❤@taramoore92

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