La sortie du film de Robin Campillo, 120 battements par minute a ravivé l’intérêt autour de l’histoire d’Act Up-Paris. Didier Lestrade fait à nouveau la promotion de son livre Act Up, une histoire. On peut aussi visionner deux excellents documentaires sur le Act Up du milieu des années 90.

On peut ainsi voir Zap de Vincent Martorana. Le réalisateur a passé 15 jours avec les militant.e.s d’Act Up à l’été 1995. Christophe Martet, cofondateur de Yagg, en est alors le président. A voir ne serait ce que pour ce zap saisissant de la ministre de la santé de l’époque, Elisabeth Hubert.

Le second, Act Up, on ne tue pas que le temps, a été mis en ligne sur Facebook par la Compagnie des phares et des balises. Le film a été réalisé par Christian Poveda en 1996 pour Canal +. Il s’ouvre sur une scène ultra-célèbre où l’on peut voir Christophe Martet engueuler le ministre Philippe Douste-Blazy sur le sort de Marie-Louise, une migrante sans-papier séropositive menacée d’expulsion, en concluant sur cette formule passée à la postérité: « C’est quoi ce pays de merde! ».

Christian Poveda suit au plus près les militant.e.s, dans les réunions hebdomadaires aux Beaux-Arts, au local de la rue Sedaine, à la pride de 1996 ou encore dans les actions publiques.