L’arrêté a été publié officiellement aujourd’hui au Journal Officiel. A partir du 1er janvier 2018, les personnes séropositives et/ou porteuses d’une hépatite décédées pourront enfin avoir droit à des soins funéraires. C’était une mesure réclamée depuis longtemps par les associations de lutte contre le VIH. Marisol Touraine, ministre de la Santé sous François Hollande s’était engagée à lever cette interdiction. Le décret la validant a été signé par la nouvelle ministre, Agnès Buzyn.

Pour Mikaël Zenouda d’Act Up-Paris, «c’est une très bonne nouvelle, malgré les barrières et les lenteurs des différents ministres de la santé depuis Xavier Bertrand» «Le fait de passer par le renforcement des conditions d’intervention des thanatopracteurs n’était pas nécessaire, les règles de sécurité élémentaires de toutes interventions étaient suffisantes.», ajoute le militant.

Aurélien Beaucamps, le président de Aides a salué la nouvelle sur Twitter, en estimant que c’est « l’activisme inter-associatif » qui a payé.

Un point de vue que partage Mikaël Zenouda: «C’est la pression continue des associations qui a fait que ça soit inscrit dans la loi de santé de janvier 2016 et que les différents décrets soient publiés.» Toutefois, le travail n’est pas terminer, estimé le militant d’Act Up-Paris:  «Il va falloir être vigilantEs quant à son application réelle par les thanatopracteurs, qui peuvent instrumentaliser leur droit de retrait (pour conditions d’intervention non remplies) s’ils savent que le mort est porteur du VIH ou d’une hépatite.» «Il faut que les proches nous alertent sur la persistance de refus de soins, insiste Mikaël Zenouda. Le défenseur des droits à par exemple encore reçu des alertes de cercueil plombé pr cause de VIH alors que c’est une pratique interdite depuis bien longtemps.»