Ce matin 19 juillet des militant.e.s trans, pédés, bi, gouines du collectif Claq ont déployé une banderole de 15 mètres de long sur le Pont des Arts à Paris. On pouvait y lire «Macron starves the migrants. Queers against borders» [«Macron affame les migrant.e.s. Les queers contre les frontières]. Ce sont les mêmes militant.e.s qui avaient zappé  le cortège d’En Marche LGBT à la marche des fiertés LGBT cette année (Lire Le cortège d’«En Marche – LGBT» zappé lors de la marche des fiertés).

Sur place, un tract a été distribué. «Traqué-es aux frontières, à Paris, à Calais, à Menton, et ailleurs, empêché-es de dormir, de boire, de manger, de se laver, de consulter un-e juriste ou parfois même un-e médecin, les migrant-es sont victimes d’atteintes répétées aux droits fondamentaux et à la dignité humaine, qui les épuisent moralement et physiquement et se rajoutent aux traumatismes qu’ils et elles ont déjà vécus et les empêchent de faire valoir leurs droits, est-il écrit sur le document en question. Les mineur-es non accompagné-es n’échappent pas à cette politique : traité-es illégalement comme des majeur-es, ils et elles  se voient refuser l’accompagnement que la France leur doit et sont dans certains cas expulsé-es.»

Les militant.e.s s’en prennent particulièrement à Emmanuel Macron et Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, qu’ils accusent d’être «méprisants et hostiles envers les associations humanitaires et les défenseurs-ses des droits humains» et d’employer le vocabulaire et les idées de l’extrême droite.

Sur son blog, le collectif Claq a mis en ligne tout un dossier de presse sur la situation des migrant.e.s en France actuellement.

Mis juin, Jacques Toubon, le Défenseur des droits, s’était également inquiété de la situation des migrant.e.s à Calais, « d’une gravité inédite », selon lui.