Il y avait deux députés ouvertement gay dans la mandature précédente, il y en a désormais cinq.

Dans la neuvième du Val de Marne, Luc Carvounas (PS) jusqu’ici sénateur, devient député. Pacôme Rupin (LREM), 32 ans, tombeur de Patrick Bloche à Paris, est « pacsé avec un homme » selon le Parisien (signalé par Libération). Il a salué son prédécesseur, qui fut rapporteur de la proposition de loi sur le Pacs.

Fondateur de Gaylib, Sébastien Chenu avait quitté l’UMP pour le Front National en 2014, au grand dam de ses anciens camarades  (Lire L’association GayLib «consternée» par le revirement de Sébastien Chenu) . Il a été élu dans la 19ème circonscription du Nord. Le FN Bruno Bilde, dont l’homosexualité est évoquée dans le livre Rose Marine, de Marie-Pierre Bourgeois, a été élu dans le Pas de Calais. Autre figure gay du FN, son vice-président, Florian Philippot, qui fut outé par Closer, a été battu en Moselle.

Franck Riester (LR) a de son côté été réélu dans la 5è de Seine et Marne.

L’autre député ouvertement gay, Sergio Coronado (EELV) a en revanche été battu au second tour dans la circonscription d’Amérique Latine des Français de l’étranger.

On est encore loin des 45 débuté.e.s gays ou lesbiennes du parlement britannique. Mais il pourrait y avoir de nouveaux coming-outs dans la mandature qui débute. Avec un énorme contingent de nouveaux et nouvelles député.e.s LREM, inconnu.e.s sur la scène politique nationale, ça n’est pas à exclure.

DU CÔTÉ DES HOMOPHOBES
Du côté des homophobes on notera la victoire d’Olivier Serva (LREM) dans la première circonscription de Guadeloupe. En 2013, il qualifiait l’homosexualité d' »abomination ». Alerté sur le sujet pendant la campagne, le parti d’Emmanuel Macron ne lui a pas retiré son investiture.

Opposants acharnés au mariage pour tous, Marc Le Fur et Philippe Gosselin ont été respectivement réélus dans les Côtes d’Armor et dans la Manche.

Défaite en revanche pour Nicolas Dhuicq, Jacques Myard, David Douillet, Jean-Philippe Poisson (PCD).