A la une, focus, France | 13.06.2017 - 16 h 02 | 1 COMMENTAIRES
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Paris capitale LGBTQI-Friendly: les recommandations de Jean-Luc Romero-Michel

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Anne Hidalgo avait chargé Jean-Luc Romero-Michel de lui remettre un rapport pour que Paris (re)devienne une capitale LGBTQI. L'élu a remis 52 recommandations.

Jean-Luc Romero-Michel - Photo : Xavier Héraud

Paris sera-t-elle bientôt une capitale LGBTQI-Friendly au même titre que Montréal, Sydney, Madrid ou Tel Aviv? C'est ce que veut la maire de Paris, Anne Hidalgo. En octobre dernier, elle a chargé Jean-Luc Romero-Michel de lui faire des recommandations pour développer l'attrait touristique de Paris auprès d'une clientèle LGBTQI.

L'élu, conseiller régional et municipal à Paris, et président d'Elus locaux contre le sida, a remis son rapport, intitulé Paris, ville phare de l'inclusion et de la diversité, ce matin du 13 juin à l'Hôtel de ville de Paris devant un parterre de journalistes et de militant.e.s. Il a dressé un constat contrasté de la situation parisienne. «Paris n'est pas la belle endormie qu'on présente, mais elle n'est pas non plus au diapason de ce que font certaines autres villes.», a-t-il affirmé.

Pour ses 52 recommandations, l'élu a auditionné ou sondé plus de 70 personnes ou associations, aussi bien des militant.e.s, que des commerçant.e.s ou des expert.e.s du tourisme LGBT. "Il y a moins de lieux identifiés LGBT, a-t-il déclaré, mais il y a une activité foisonnante, que j'ai moi-même découverte à cette occasion." "La scène Leather est très importante, et les balls de voguing font venir des participant.e.s du monde entier.", a-t-il cité en exemple.

DIFFICULTÉ A COLLABORER ENTRE LES DIFFERENTS PARTENAIRES
L'élu précise toutefois avoir identifié un point noir: "La difficulté à collaborer pour les différents partenaires, associations, commerces, institutionnels." C'est pourquoi une partie de ses recommandations vise d'abord à renforcer  le tissu associatif et commerçant local. On peut citer en exemple la création d'"une association type Paris Sans Sida qui rassemblerait autour de la ville de Paris l'Inter-LGBT, le Centre LGBT, l'Office de Tourisme, la Préfecture de Police, l'Enipse et des grandes entreprises".

Le moment phare de la vie LGBTQI-Parisienne, c'est la marche des fiertés, estime Jean-Luc Romero-Michel. C'est pourquoi selon lui, la ville doit s'engager davantage à ce moment-là. Il propose ainsi que la municipalité renforce progressivement son soutien budgétaire à l'Inter-LGBT, qui est aujourd'hui de 10 000 euros pour un budget global avoisinant les 100 000 euros. A titre de comparaison, la Pride de Tel Aviv tourne autour des 2 millions d'euros, entièrement financés par la ville. Autres recommandations: installer les couleurs du rainbow flag sur les bâtiments publics (c'est déjà le cas pour l'Hôtel de ville, au moment de la marche), financer un char de la ville lors de la marche des fiertés, solliciter auprès de la Préfecture, la piétonnisation du marais après la marche, ou "sanctuariser" la date au dernier samedi du mois - la préfecture avait demandé son report l'an dernier.

Le rapport contient ensuite toute une série de recommandations visant à faire venir des touristes LGBT. Cela passe notamment par la réalisation d'une étude sur le tourisme LGBTQI, l'organisation d'un voyage de presse pour les grands événements LGBT, créer un kiosque d'information créer un circuit historico-touristique en partenariat avec Paris Gay Village et plus généralement l'amélioration de la communication de la ville sur ce sujet, notamment en vue de 2018, année pendant laquelle la capitale accueillera un événement majeur: les Gay Games.

La création de divers événements est également proposée: une cérémonie pour récompenser les personnalités LGBTQI qui font avancer l'égalité des droits et la lutte contre les discriminations, le 17 mai, le retour d'un bal au moment du 14 juillet (organisé pendant de nombreuses années dans les années 80 et 90), la création d'un concours type "Miss Queen France", à l'image de ce qui se fait dans certains pays, pour promouvoir la visibilité et les droits des personnes trans.

ANNE HIDALGO COMPTE REPRENDRE L'ESSENTIEL DES RECOMMANDATIONS
La maire de Paris a ensuite pris la parole. Elle a indiqué qu'elle comptait reprendre la plupart des recommandations. Elle s'est attardée sur deux propositions en particulier. "Il y a une proposition fondamentale, c'est la création d'un prix le 17 mai", a-t-elle affirmé. A l'issue de la remise du rapport, Anne Hidalgo a joint le geste à la parole en remettant la médaille de la ville de Paris aux associations Shams Tunisie/France et à l'Ardhis.

"Il faut un lieu pour se recueillir pour les hommes et les femmes qui ont porté le combat pour l'égalité des droits", a ajouté la maire en écho à la recommandation de créer un monument LGBTQI. Sur ce dernier point des consultations sont menées depuis le début du mandat d'Anne Hidalgo en 2014. C'était l'une des dispositions du programme sur lequel la maire a été élue. Cette dernière est également revenue sur la question du Centre d'Archives. "Ce n'est pas une question municipale à proprement parler, mais nous ferons le maximum", a-t-elle promis. Là aussi, le dossier avance à petits pas depuis 2014.

L'application des recommandations a été confiée à l' adjointe Hélène Bidard, chargé de la lutte contre les discriminations.

Jean-François Martins, Bruno Julliard, Hélène Bidard, Jean-Luc Romero-Michel, Yadh Krandel (Shams), Frédéric Chaumont (Ardhis), Anne Hidalgo

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Co-fondateur de Yagg. Rédacteur en chef. Photo. Comédies musicales. Harvey Fierstein. These are a few of my favorite things.
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LES réactions (1)
  • Par helene 13 Juin 2017 - 21 H 11
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    des TDS qui précarise les trans…le monde de la lutte contre le sida est unanime, elle veut rient savoir

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