La pression internationale a obligé Vladimir Poutine à sortir de son silence sur la question des persécutions homophobes en Tchétchénie. C’est le journal Novaïa Gazeta qui a révélé quand dans cette république de la Fédération de Russie, les gays étaient pourchassés, enfermés dans des centres spéciaux et battus ou torturés, parfois jusqu’à la mort (Lire Tchétchénie: Les autorités auraient lancé une « rafle préventive » visant les gays). Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs pays, dont la France, avec des rassemblements à Paris, Toulouse, Lille, etc.

La France avait fait part de sa préoccupation. Et il y a trois jours, Angela Merkel a interpellé publiquement Vladimir Poutine sur le sujet. Elle lui avait demandé d’user de « son influence » pour que les droits des minorités soient préservés. Le président russe n’avait alors pas fait de commentaire.

Selon plusieurs agences, citées par Euronews, Vladimir Poutine aurait déclaré:

“Je vais parler au procureur général et au ministre de l’Intérieur pour soutenir l’enquête concernant ces informations, ou ce que j’appellerai des rumeurs, à propos des gens qui auraient une sexualité non traditionnelle dans le Caucase”.

L’enquête a été confiée à Tatiana Moskalkova, une générale à la retraite, déléguée pour les droits de l’homme auprès de la Douma, le parlement de Russie et connue pour ses positions réactionnaires. Elle a notamment voté la tristement célèbre loi contre la « propagande homosexuelle », qui permet au régime russe d’interdire toute expression publique positive sur l’homosexualité ou tout rassemblement de militant.e.s.  Pas sûr donc que l’enquête débouche sur quelque chose…