Plusieurs médias rapportent que les gays arrêtés en Tchétchénie (Lire Tchétchénie: Les autorités auraient lancé une « rafle préventive » visant les gays) seraient placés dans des centres qui ressemblent à des camps de concentration. Le lieu, une ancienne prison, aurait même été identifié (voir photo). Selon Svetlana Zakharova, du Réseau LGBT russe, cité par le Daily Mail : “Des homosexuels ont été arrêtés et nous travaillons pour évacuer les gens des camps et certains, par crainte, ont quitté la région. »

Le journal d’opposition russe Novaïa Gazeta a recueilli deux témoignages qui font froid dans le dos. Les détenus sont rassemblés par dizaines dans une même pièce. Toute la journée ils sont battus, électrocutés, humiliés, parfois jusqu’à la mort.

« Certains ont été battus avec une attention particulière, raconte l’un des témoins. Il y avait un homme, il a été particulièrement torturé, il était absolument cassé, il a été battu et son corps présentait des blessures ouvertes. Il a été renvoyé chez ses parents. Après un certain temps, on a su qu’il avait été enterré. »

Le but des geôliers: obtenir d’autres noms, pour faire d’autres victimes.

La Novaïa Gazeta relaie des appels du réseau LGBT russe, qui incite les victimes à se faire connaître et  à raconter leur histoire. Sur la base de ces témoignages Amnesty International tente de mobiliser, sans grand effet jusque là.

Sur Twitter, l’homme d’affaire Pierre Bergé, ancien propriétaire de Têtu et co-propriétaire du Monde, appelle François Hollande et les candidat.e.s à l’élection présidentielle à se mobiliser sur le sujet:

La mobilisation commence à s’organiser. L’association All Out a lancé une pétition. Plusieurs rassemblement ont eu lieu en Allemagne. A Paris, un rassemblement de soutien aux gays tchétchènes est organisé le 15 mai prochain.