France, Médias | 28.02.2017 - 13 h 51 | 13 COMMENTAIRES
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Adrien Naselli, rédacteur en chef de « Têtu »: «Le cover boy qui ne représente que ses abdos, ça n’est plus d’actualité»

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Après un an et demi d'interruption, «Têtu» fait son retour en kiosques, avec une nouvelle équipe à sa tête. Rencontre avec le rédacteur en chef de cette nouvelle formule.

Adrien Naselli, rédacteur en chef de Têtu. - Photo : Yannick Mittelette

Têtu est de retour dans les kiosques ce mardi 28 février. C'est en quelque sorte une renaissance après un an et demi d'absence. L'entreprise qui éditait le magazine avait en effet été liquidée en juillet 2015. Le 212ème numéro, avec Mika en Une, avait été le dernier à paraître. Deux entrepreneurs, Yannick Le Marre et Julien Maquaire, avaient suite repris la marque et avaient relancé Tetu.com à la fin de l'année. Quelques mois et une levée de fonds plus tard, le titre emblématique de la presse gay française est bel et bien de retour, avec une équipe jeune et ambitieuse. A sa tête, Adrien Naselli, rédacteur en chef, ancien de France Culture et de... Yagg, où il avait signé plusieurs articles.

Dans ce premier numéro d'une nouvelle ère, on peut lire entre autres un dossier sur l'appli de rencontre chinoise Blued, un reportage sur le groupe des Radical Fairies, en Californie et une longue interview d'Emmanuel Macron (réalisée avant la polémique sur les anti-mariage pour tous «humiliés»).

Pour Yagg, Adrien Naselli évoque sa vision de Têtu et la ligne éditoriale qu'il entend donner au magazine.

Dans un contexte difficile pour la presse en général et la presse gay en particulier, qu'est-ce qui vous a motivé à relancer le magazine? Les repreneurs avait annoncé qu'ils souhaitaient tester l'intérêt de la communauté pour Têtu en relançant le site Internet. Le site a été remis en ligne il y a un an et il atteint le demi-million de visiteurs par mois. Les internautes se sont montrés curieux et il y a beaucoup d'échanges sur les réseaux sociaux, sur Facebook particulier. Il a donc été décidé de relancer le titre en kiosques. Les propriétaires de Têtu ont fait une levée de fonds qui leur a permis de me recruter. La levée de fonds a eu lieu en mai, je suis arrivé en août et nous avons eu le feu vert de la part de tous les actionnaires au mois de novembre. Nous avons donc réalisé le magazine en peu de temps.

Que vous inspirent les réactions sur les réseaux sociaux depuis l'annonce de la relance? J'ai l'impression que les gens sont enthousiastes. En tout cas il y a eu pas mal de presse. On voit que Têtu reste un média important, et on peut presque dire une marque importante, parce que les gens ont tellement vu Têtu dans les kiosques pendant 20 ans qu'ils l'associent aussi à quelque chose du quotidien. Dans le milieu que je fréquente, c'est à dire plutôt des journalistes et plutôt des militant.e.s, cette couverture, cette nouvelle édition qui est peut-être plus jeune qu'avant semble plaire. Il ne s'agissait pas du tout de faire un fossé générationnel, mais dans ma tête, pour schématiser, il y a deux générations: une génération qui a vécu le pacs - c'est à dire qui avait l'âge de  comprendre les enjeux, les ressentir et éventuellement être blessée par ce qui a été dit à l'époque, et puis la génération à laquelle j'appartiens, qui a plutôt été la génération du mariage pour tous. C'est une génération qui a grandi avec internet. Nous n'avons plus du tout les mêmes rapports à la presse et aux discours sur l'homosexualité. Parce que sur internet, c'est très facile d'avoir accès à l'information et de voir tout autant des choses horribles sur l'homosexualité. Tout y est un peu mélangé. Si nous ressortons un magazine, c'est pour montrer des visages qu'on ne voit pas sur internet. Nous voulons donner la parole à des personnes qui pourraient être des lecteurs, qui ont été directement impactées par la Manif pour tous. J'ai essayé de mettre en avant des personnes qui se tiennent debout, solidaires et fières. La France entière peut ainsi voir que ce sont ces personnes-là qui ont été touchées pendant ces cinq dernières années, même si le gros de la Manif pour tous a duré un an et demi ou deux ans. L'objectif est aussi de prouver que les politiques qui sont menées sur les questions de société ont un impact, et un impact sur de vraies personnes. Ce ne sont pas des fantasmes ou des choses imaginaires.

 «Nous voulons donner la parole à des personnes qui pourraient être des lecteurs, qui ont été directement impactés par la Manif pour tous.»

«Têtu» a toujours été critiqué pour son «parisianisme», ses pages mode ou ses beaux mecs. En avez-vous tenu compte en définissant la nouvelle ligne éditoriale du magazine? Sur le parisianisme: parmi les personnes qui ont écrit dans ce numéro aucun.e n'est parisien.ne. Il y a un brassage. Nous venons tous de milieux assez différents. Moi j'ai fait une école de type "élite du journalisme", mais ce n'est pas le cas de tous les autres, qui sont aussi là pour leurs parcours variés. Et les sujets que nous traitons ne sont pas "parisiens". Dans les pages culture, on prête les pages à un artiste, qui nous donne ses photos et les commente. Ce mois-ci il se trouve que c'est un artiste à la mode dans les galeries parisiennes, qui s'appelle Smith, mais ses images parlent à tout le monde. Ce sont des images de personnes en mouvement. Il appelle ça des images de transition. On fait attention. Si un sujet semble appartenir à un champ élitiste, on le décale. On explique, avec un ton compréhensible. Je pense qu'on peut se débarrasser de cette question en se disant qu'à partir du moment où on raconte des histoires du quotidien - c'est le cas des trois personnes qui font la couverture - tout le monde peut se sentir concerné. Ce sont juste des êtres humains qui ne représentent que ce qu'ils sont. C'est pour cela qu'il n'y a pas de star en couverture. En 2009 - j'avais 18 ans, j'étais hyper content de voir la couv de Têtu avec Mylène Farmer. J'étais fan d'elle.  Je trouvais ça très fort et j'étais fier. Mais Mylène Farmer on peut la voir ailleurs. Elle a ses spectacles, sa propre image et montrer une image de Mylène Farmer ça ne sert qu'à parler à ses fans ou à faire sa promo. Sur le site internet, c'est différent. Le site nous sert à traiter l'actu chaude. Avec la sortie du magazine, les articles du site vont être plus courts et concentrés sur l'actu, que ce soit des droits, du buzz. Dans le magazine, les sujets seront plus longs.

«Le site nous sert à traiter l'actu chaude. Dans le magazine, les sujets seront plus longs.»

Concernant la mode. Nous n'allons pas faire ce que faisait Têtu avant, c'est à dire prescrire ce qu'il faut porter. C'était sans doute une démarche de survie, en collaboration avec les annonceurs et c'était au final assez premier degré. Nous allons prendre un autre parti pris. Nous ne serons pas dans le coup d'après. Nous décrypterons les tendances, sans prétendre comprendre. C'est Thoai Niradeth qui s'occupe des pages mode. Il fait un "Tuto Têtu" pour apprendre à s'adapter à une tendance que nous n'aurions pas comprise. Il fait aussi un dossier sur toutes les nouvelles normes dans la mode, comme les vêtements non-genrés. Il donne à voir toute une histoire du vêtement masculin. Le ton est soit plus sérieux, comme pour ce dossier, avec des interviews de conservateur de musées et de gens qui ont travaillé sur la mode masculine, ou alors plus léger, avec un côté manuel de survie.

Et sur les beaux mecs? Je n'ai pas de problème avec ça et d'ailleurs il y en a dans le magazine, notamment dans une rubrique qui s'appelle Bonjour Monsieur. C'est un peu le seul moment où on parle d'internet dans le magazine. Je me suis dit que si on fait un magazine c'est pour justement sortir d'internet. Dans ces pages, on n'a pas voulu prendre des mannequins d'agence, qu'on peut déjà voir partout et qui pour moi n'avaient pas grand intérêt. Nous avons fait appel à des mecs d'Instagram qui voient leur nombre de followers augmenter de manière spectaculaire parce qu'ils ont publié une photo qui on ne sait pas pourquoi "prend" plus que les autres. Dans le magazine, un de ces mecs racontera son rapport à son image privée et publique. Ce sont des garçons "normaux", même s'ils correspondent plutôt aux canons de la beauté masculine. Celui de ce mois-ci s'appelle Julien et vit à Bordeaux. Donc il y a des beaux gosses dans le magazine, mais on essaie d'aller voir derrière la carapace. D'ailleurs, la photo qu'on a prise de lui le montre se reflétant dans une étendue d'eau, comme Narcisse. Cela ne l'a pas dérangé de jouer avec son image de cette manière.

«Il y a des beaux gosses dans le magazine, mais on essaie d'aller voir derrière la carapace.»

La couv fait toujours beaucoup parler et la couv du nouveau numéro ne fait pas exception. Sur les suivantes ce seront des mecs d'Instagram? Tout à fait. Par exemple, il est possible qu'on fasse un dossier sur les Etats-Unis pour le numéro suivant, parce que cy Lecerf Maulpoix, qui a signé plusieurs sujets dans le magazine, s'y est rendu pour rencontrer les nouveaux militants qui résistent à Donald Trump, avec tout le croisement des luttes qui s'organise. Pour la couverture, si on reste sur cette idée de faire appel à des mecs d'Instagram, j'ai plusieurs contacts d'américains qui vivent en France. Le cover boy en tant que mec qui ne représente que ses abdos, pour moi ça n'est plus d'actualité. En revanche, un cover boy qui serait un mec américain qui vit à Paris, qui est un peu au courant de ce qui se passe dans son pays et qui éventuellement ne veut plus y retourner à cause de Trump pourrait très bien être en couverture. J'avais pensé par exemple faire une photo près de la statue de la liberté qui se trouve dans le XVIè à Paris. L'idée est de faire une image forte et "mignonne" qui donne envie d'ouvrir le magazine.

Donc ce ne seront que des hommes en couv? Têtu reste un magazine gay. Historiquement, le magazine a une cible gay masculine et notamment pour des raisons toutes simples d'annonceur. Vous le savez aussi bien que nous à Yagg, LGBT ça parle rarement aux annonceurs. Peut-être qu'avec l'évolution de la société, les marques finiront par s'intéresser à la cible LGBT et qu'ils arrêteront de cibler les gens en fonction de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Mais nous n'en sommes pas là, donc Têtu reste un magazine gay. Pour moi les gays s'intéressent à tout, à tout ce qui se passe dans le monde bien sûr, mais en particulier aux lesbiennes et aux personnes trans, qui ont potentiellement des choses en commun avec eux. C'est pour cela que mettre en couv un gay avec une fille lesbienne et un mec trans n'est pas du tout en contradiction avec l'idée que c'est un magazine gay. On montre des visages de personnes qui sont amenées à se fréquenter et qui si elles ne le font pas devraient le faire. Ce n'est pas qu'un reflet de la réalité, c'est aussi un appel.

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Co-fondateur de Yagg. Rédacteur en chef. Photo. Comédies musicales. Harvey Fierstein. These are a few of my favorite things.
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LES réactions (13)
  • Par Marie 28 Fév 2017 - 14 H 30
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    C’est très bien tout ça, mais quand même il est un peu naïf le monsieur, notamment quand il dit : « Peut-être qu’avec l’évolution de la société, les marques finiront par s’intéresser à la cible LGBT et qu’ils arrêteront de cibler les gens en fonction de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. »
    NON, les gens (cad les annonceurs) ne ciblent pas les autres en fonction de leur sexe ou de leur orientation sexuelle ! Ils ciblent les gens en fonction de leur pouvoir d’achat ! Il savent que les gays ont un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne, donc ils les cibles parce qu’il y a du pognon à se faire point ! Ce qui veut dire que les LgBT seront volontiers ciblé.e.s quand ils/elles auront du FRIC, qu’ils et elles correspondront à un marché rentable, et non pas parce que leur orientation blabla n’intéresse pas… grosse nuance.
    Bon bah maintenant les LgBT vous savez ce qu’il vous reste à faire… être riches ! Donc privilégié.e.s…………………. Courage.

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  • Par 28 Fév 2017 - 15 H 41
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    Coucou!
    Un petit coup de gueule !(avec mes fautes d’ortho mais c’est pas grave je fais vite !)
    Je trouve inadmissible que les prix quant c’est marqué gay soit plus cher ! C’est scandaleux! Je ne suis pas le seul à dire cela !
    Pour ce qui est du magasine têtu j’espère que les trolls qui viennent foutre le bordel sur le site seront vite identifié mais cela ne me semble pas le cas d’après ce que j’ai pu y lire de nouveau .
    LGBT + je dirai serait le plus adapté rien de plus à dire .
    Bonne chance à cette nouvelle version .

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  • Par GmeRI1 01 Mar 2017 - 15 H 01
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    Macron et Tétu.
    Macron et les humuliés de la Manif pour Tous.
    ça va le grand écart là , t’as pas trop mal aux couilles Macron ?
    Et Tétu il roule pour qui finalement ?
    Tétu c’est pas déjà reparti que ça ma l’air bien naze.

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    • Par Gaystronome 01 Mar 2017 - 18 H 54
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      @gmeri1 ben en même temps le choix est pas compliqué : entre hamon et mélenchon les deux couillons qui s’étripent en se foutant bien du résultat de leurs bisbilles et le pen (même à poil et en première de couv) reste bien que Macron.

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    • Par GmeRI1 01 Mar 2017 - 20 H 11
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      @Gaystronome j’entends bien ce que tu me dis mais perso y a bien longtemps que je n’obéis plus aux injonctions d’aller choisir un candidat, surtout quand le choix s’opère de la façon que tu décris. J’en ai soupé de ces journaux, gay ou pas, qui nous vendent leur candidat.
      EN2017NELYSONSPAS!
      https://www.facebook.com/groups/1648251988763812/

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    • Par Marie 01 Mar 2017 - 21 H 38
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      Idem, je voterai PRAF !!!

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    • Par Gaystronome 02 Mar 2017 - 17 H 25
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      @gmeri1 p’tain tu me catastrophe ! Et çà doit être un problème générationnel ( je suis la Tortue dans l’Histoire Sans Fin)
      Comment peut-on ne pas voter ?
      Surtout que ne pas voter c’est, en définitive voter par abdication/procuration/spoliation !
      Comprends pas .
      Mais bon : j’ai mille ans, plus toutes mes dents, et suis toujours aussi bonne poire (peut être et sans doute).
      Et facebook : j’en suis pas !
      Mais je ne lâcherai rien : j’irai voter, pas pour le Meilleur des Mondes, mais juste pour un Monde à peu près Humain.
      Vaste programme.
      Love quand même !

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    • Par 06 Mar 2017 - 13 H 29
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      Bonjour gaystronome ,

      En fait le raisonnement actuel est très complexe ,c’est un raz le bol général qui fait que nous vivons avec des gens qui ce contredisent eux même et qui sont informés avec de l’intox qui partent sur des bases de reflexions qui sont basées sur des faux ,certains journalistes étant directement responsable de cet état de fait.(petit résumé beaucoup plus complexe en fait)
      Un désespoir s’installe ,le raisonnement devient de la haine contre le système ,au final nous obtenons cette pensée qui est non négligeable en nombre d’électeurs.

      Les gens ne veulent plus voter et dans bien des cas souhaitent un changement radical ,un coup fort et bruyant ,vouloir voir le FN gouverner X temps pour faire le ménage et pour secouer fondamentalement nos politiques pour qu’ils reviennent un jour avec des vrais convictions assumées et faire voter des lois plus progressistes ,les faire appliquer et ne pas plus attendre ce qui ce passe aujourd’hui,une désinformation du peuple en général sur bien des sujets .

      Lepen le sait bien ,la table lui ai servi sans trop d’efforts ,les jeunes sont de plus en plus pour ,les vieux font toujours de la résistance (plus de maturité d’esprit et de souvenir pour certains du temps passé)
      OUI OUI c’est étonnant mais pas temps que ça!

      Perso je pense que nous allons à la catastrophe avec le FN mais je suis minoritaire à penser cela,je le sais !

      Petite analyse de ma part mais j’espère que je me trompe.

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    • Par Gaystronome 06 Mar 2017 - 17 H 05
      Photo du profil de Gaystronome

      @occitan34 oui je partage ton analyse mais pas le ressenti final.
      Je vis dans le trou du cul du monde (dixit mon fils) en Sarthe et dans ce trou : la droite est majoritaire, et le fn en tête.
      Aux municipales c’est un « pédé » notoire (c’est le vocable ici..) qui est arrivé en tête du vote par panachage.
      Comme quoi…
      Ici c’est petites (très petites) retraites, assistés sociaux et bobos (dont moi) écolo/perturbateurs, plus quelques agriculteurs.
      Autant dire un monde éclaté, loin de tout, le sixième incontinent !
      Et moi, le les aime tous ces ploucs là !
      Je les respecte même si j’ai envie de distribuer des claques.
      J’irai voter,
      je voterai Macron, le moins con.
      Con quand même mais moins que tous les autres.
      Parce que ces professeurs de droite et de gauche m’horripilent.
      Et parce que j’en définitive : j’aime tout le monde !

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    • Par 06 Mar 2017 - 19 H 03
      Photo du profil de Wé

      Bonsoir gaystronome,
      Idem sauf que tu remplaces Sarthe par H…… ,le centre droit est majoritaire ,le FN est en baisse alors qu’il augmente partout ,le maire est gayfriendly et fait parti de notre communauté ,le refuge a participé à informé la population du village sur le thèmes de l’homophobie……..etc son …. vit dans un village a côté de chez moi j’ai vu qu’il c’est présenté aux élections municipales mais a perdu pour cette fois,trop sur Montpellier peu être?…………………..etc Ils s’en passe beaucoup dans les petits villages et pourtant…………………………………….
      Idem pour Macron!

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