Monde | 27.10.2016 - 16 h 36 | 4 COMMENTAIRES
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Droits des LGBT: Barack Obama a-t-il tenu ses promesses?

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De la campagne de 2008 à la fin de son second mandat, Yagg revient sur les temps forts et les avancées des droits LGBT de la présidence de Barack Obama.

- Photo : Glenn Fawcett

«Yes we can». C'est avec ce slogan que Barack Obama est élu le 8 novembre 2008 à la tête des Etats-Unis, face au républicain John McCain. A 47 ans, le sénateur de l'Illinois devient le premier président afro-américain de l'histoire du pays et porte les espoirs de changement de nombreux et nombreuses Américain.e.s. Parmi eux/elles, les personnes LGBT qui attendent un président engagé sur les questions d'égalité des droits. En deux mandats, soit huit ans passés à la Maison blanche, a-t-il répondu à toutes les attentes de la communauté LGBT américaine? Sur les questions de discriminations, d'égalité, mais aussi d'accès à la santé et de politique internationale, quel est le bilan de Barack Obama? Yagg vous présente une chronologie des temps forts LGBT de l'ère Obama.

2008: Obama en campagne
2009-2010: La fin du Don't Ask Don't Tell
2011-2012: Le mariage pour tous, la condition d'un second mandat?
2013: Le Defense of Marriage Act contesté
2014-2015: D'avancée en avancée
2016: Une dernière année marquée par la tuerie d'Orlando
…L'après Obama

 

2008: OBAMA EN CAMPAGNE

Dans une interview accordée à The Advocate en avril 2008 - alors qu'il n'a pas encore remporté la primaire démocrate face à Hillary Clinton - Barack Obama fait explicitement part des avancées qu'il prévoit pour la communauté LGBT: «Je vois raisonnablement une suppression du “Don’t Ask, Don’t Tell” (législation qui discrimine les militaires homos et bis au sein de l'armée américaine en leur interdisant de faire leur coming-out, ndlr). Je crois pouvoir accompagner une loi contre la discrimination à l'emploi et aller jusqu'à la promulgation», affirme-t-il avant de déclarer un peu plus tard: «J'ai depuis très longtemps été intéressé par l'abrogation de DOMA (Defense of Marriage Act, qui interdit au niveau fédéral la reconnaissance des mariages de couples de même sexe, ndlr).» Barack Obama ne va toutefois pas jusqu'à se déclarer favorable à l'ouverture du mariage, mais affirme qu'il défend avant tout le même traitement et les mêmes droits pour tous les couples.

En août, soit quelques mois avant l'élection, le candidat démocrate est interviewé par le pasteur Rick Warren à la Saddleback Church: «Je crois que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme, explique-t-il. Pour moi, en tant que chrétien… il s'agit d'une union sacrée. Dieu fait partie de l'équation.» Il déclare cependant ne pas défendre l'inscription d'une telle définition dans la constitution: «Historiquement le mariage n'est pas défini dans notre constitution, c'est un enjeu qui appartient aux États, c'est dans notre tradition. […] Je ne promeus pas le mariage pour les couples de même sexe, mais je crois aux unions civiles.» C'est sur cette ligne que Barack Obama va donc se tenir pour remporter l'élection.

Si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez sur Obama @ Saddleback Church -Defines Marriage

Le 4 novembre, Barack Obama est élu président des États-Unis. Une enquête menée par Edison Media Research/Mitofsky montre que 70% des personnes homos ou bisexuelles interrogées ont voté pour lui, contre 27% pour son adversaire John McCain.

 

2009: LOI CONTRE LES CRIMES DE HAINE

Moins d'un an après son investiture, la communauté LGBT fait part de son impatience: 150 000 personnes défilent à Washington le 11 octobre. Barack Obama réaffirme sa volonté de supprimer la politique Don't Ask, Don't Tell, mais reste très évasif quant aux droits des couples de même sexe.

Quelques semaines plus tard, Barack Obama promulgue le Matthew Shepard and James Byrd Jr. Hate Crimes Prevention Act, une mesure qui modifie la loi fédérale sur les crimes de haine pour inclure le genre, l'orientation sexuelle, l'identité de genre et le handicap. Matthew Shepard était un jeune gay assassiné en 1998 dans le Wyoming. James Byrd Jr était un Afro-américain d'une cinquantaine d'années lui aussi assassiné dans le Texas, la même année.

 

2010: FIN DU DON'T ASK DON'T TELL

Le 13 juillet 2010, le gouvernement dévoile son plan national de lutte contre le sida. Il met l'accent sur trois aspects de la réponse à l'épidémie: la réduction du nombre de personne infectées, l'amélioration de l'accès aux soins pour les personnes malades et la réduction des disparités liés à l'infection.

Le 22 décembre, Barack Obama promulgue l'abrogation du Don't Ask Don't Tell et enjoint les militaires homos et bisexuels à revenir dans les rangs de l'armée: «Nous ne sommes pas une nation où l'on dit de ne pas demander et de ne pas dire, nous sommes une nation qui pense que nous sommes tous égaux.» La loi reste cependant en vigueur jusqu'à ce que l'armée soit prête à s'en passer.

President Barack Obama signs the Don't Ask, Don't Tell Repeal Act of 2010 during a ceremony at the Interior Department in Washington, D.C., Dec. 22, 2010. (Official White House Photo by Chuck Kennedy) This photograph is provided by THE WHITE HOUSE as a courtesy and may be printed by the subject(s) in the photograph for personal use only. The photograph may not be manipulated in any way and may not otherwise be reproduced, disseminated or broadcast, without the written permission of the White House Photo Office. This photograph may not be used in any commercial or political materials, advertisements, emails, products, promotions that in any way suggests approval or endorsement of the President, the First Family, or the White House.

Photo: Maison Blanche / Chuck Kennedy

 

2011: EN CAMPAGNE POUR LE SECOND MANDAT

Le 22 juillet, quelques semaines après la décision du Pentagone de suspendre le Don't Ask Don't Tell, Barack Obama certifie que l'armée américaine est prête pour son abrogation. Deux mois plus tard, le 20 septembre, l'abrogation du Don't Ask Don't Tell entre enfin en application.

Fin 2011, il est temps pour Barack Obama de préparer la campagne pour un second mandat. Les dernières avancées sur les questions LGBT font partie des arguments pour rester à la Maison blanche. Lors du dîner annuel de Human Rights Campaign, il rappelle les progrès accomplis durant les deux années et demie qui viennent de s'écouler et évoque les prochains grands chantiers qui l'attendent: «Je vais avoir besoin de votre soutien dans ce combat pour l'égalité, pour faire passer l'abrogation du DOMA, pour faire passer une loi inclusive sur la non-discrimination à l'emploi afin qu'être homo ne soit plus jamais une raison de renvoi en Amérique. Et je n'ai pas à vous le dire, il y a des gens qui ne veulent pas seulement nous barrer la route mais aussi nous faire revenir en arrière.»

Si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez sur Barack Obama speaks at 2011 HRC National Dinner

 

2012: FAVORABLE AU MARIAGE, ENFIN

En mars, le magazine Advocate adresse un questionnaire à tous les candidat.e.s à la présidentielle. Barack Obama y répond par une déclaration en forme de bilan des quatre ans passés à la Maison blanche: l'abrogation du Don't Ask Don't Tell, l'ajout de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre dans les lois fédérales sur les crimes de haine. Il rappelle à juste titre qu'aucun autre gouvernement avant le sien n'avait nommé autant de personnes LGBT à des postes importants ou comme juges fédéraux. Mais une fois encore, il esquive la question du mariage pour tous, sujet sur lequel il n'a pour le moment jamais été explicite.

Les militant.e.s LGBT fulminent: Barack Obama refuse de signer un décret instaurant des protections importantes sur le lieu de travail. En pleine année électorale, la manœuvre est perçue comme un calcul politique.

Des années qu'il était attendu sur le sujet: précédé par son vice-président sur le sujet, Barack Obama dit (enfin) «oui» au mariage pour tous au mois de mai: «Il est important d'aller de l'avant et d'affirmer que je pense que les couples de même sexe devraient pouvoir se marier» déclare-t-il sur ABC.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Breaking: President Obama: “I Support Same Sex Marriage”

A six mois de l'élection présidentielle, c'est l'occasion pour Barack Obama de se distinguer de son adversaire républicain Mitt Romney, qui s'est positionné contre le mariage des couples de même sexe et contre l'union civile. A la Convention du Parti Démocrate en septembre, Michelle Obama fait dans son discours deux références limpides au mariage pour tous. De nombreuses personnalités LGBT s'engagent quant à elles aux côtés de Barack Obama et le font savoir:

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur Obama Pride: LGBT Americans for Obama‬

Le 7 novembre 2012, Barack Obama est réélu à la présidence des Etats-Unis. «Je suis convaincu que nous pouvons tenir la promesse de notre fondation, l'idée selon laquelle si l'on est prêt à travailler dur, peu importe qui l'on est, d'où l'on vient, à qui l'on ressemble ou qui l'on aime. Peu importe que l'on soit noir, blanc, hispanique, asiatique ou amérindien, que l'on soit jeune ou vieux, riche ou pauvre, valide ou non, homo ou hétéro», affirme-t-il dans son discours de victoire prononcé à Chicago.

 

2013: LE DEFENSE OF MARRIAGE ACT CONTESTÉ

Cette fois, les personnes LGBT l'attendent au tournant. Réélu pour un second mandat, Barack Obama doit faire avancer l'égalité des droits. Dans son discours d'investiture prononcé le 21 janvier 2013, le président se fait défenseur du mariage pour tous: «Notre voyage n’est pas terminé tant que nos frères et sœurs homosexuels ne sont pas traités comme n’importe qui devant la loi».

Le 26 juin, la Cour suprême déclare le Defense of Marriage Act (DOMA) contraire à la constitution. Par cette décision, elle estime que les couples homosexuels mariés doivent être traités, au niveau fédéral, de la même façon que les couples hétérosexuels mariés. Si le mariage pour tous n'est pas encore une réalité, il s'agit toutefois d'une avancée historique.

En août 2013, dans l'hommage rendu à Martin Luther King, à l'occasion du cinquantenaire de la Marche sur Washington, Barack Obama prononce avec beaucoup d'émotion un discours dans lequel il explique que les mots du pasteur ont forgé un sens de l'unité au sein du peuple américain: «Je le vois quand une mère blanche reconnaît sa propre fille dans les traits d'un.e pauvre enfant noir.e. Je le vois quand le jeune noir pense à son propre grand-père dans les pas empreints de dignité d'un vieil homme blanc. Il est là quand une personne née ici reconnaît l'esprit de combativité d'une personne immigrée, quand un couple interracial est touché par la tristesse d'un couple homosexuel cible de discriminations et fait sienne cette tristesse.»

La communauté internationale est en pleine effervescence à l'approche des Jeux olympiques d'hiver qui se déroulent en février 2014 à Sotchi en Russie. Pour Barack Obama, pas question de boycotter les JO malgré les atteintes aux droits humains perpétrées en Russie, et notamment les lois homophobes promulguées par Vladimir Poutine. Barack Obama annonce qu'il ne fera pas le déplacement jusqu'à Sotchi pour la cérémonie d'ouverture, mais qu'il envoie la tenniswoman ouvertement lesbienne Billie Jean King pour représenter la délégation américaine. Un geste loin d'être anodin, puisqu'il explique en interview sur NBC: «Cela ne fait pas de doute que nous voulions montrer très clairement que nous n'acceptons aucune discrimination, y compris la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.»

 

2014: DISCRIMINATION AU TRAVAIL DEVIENT ILLEGALE

Le 21 juillet, Barack Obama signe l'ordre exécutif pour faire passer l'Employment Non-Discrimination Act (ENDA), évitant ainsi de le soumettre au vote du Congrès. Le décret interdit le harcèlement et le renvoi une personne en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. D'autre part, il interdit toute forme de discrimination à l'encontre des personnes trans. Les organisations LGBT voient se concrétiser une promesse de 2008, avec la satisfaction de constater que le président n'a pas cédé aux lobbys religieux qui voulaient faire instaurer une clause de conscience.

Alors que débute à Cleveland (Ohio) la 9e édition des Gay Games, Barack Obama crée la surprise avec un message spécial à tout.e.s les participant.e.s durant la cérémonie d'ouverture:

Si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez sur President Barack Obama welcome participants in Gay Games 9

 

2015: L'AMOUR A GAGNÉ

Plusieurs mois après le suicide d'une jeune adolescente trans, Leelah Alcorn, Barack Obama se positionne officiellement contre l’usage de thérapies de conversion pour les jeunes LGBT: «Ce soir, quelque part en Amérique, une jeune personne, disons un jeune homme, lutte pour trouver le sommeil, se débat seul avec un secret qui le ronge depuis aussi longtemps qu'il se souvienne. Bientôt, peut-être, il décidera qu'il est temps de révéler ce secret. Ce qui se passera ensuite dépend de lui, de sa famille, et aussi de ses ami.e.s et de ses professeur.e.s et de sa communauté. Mais cela dépend aussi de nous — de quelle sorte de société nous engendrons, de quelle sorte de futur nous voulons construire.» Si aucune mesure au niveau fédéral n'est prise pour interdire les thérapies de conversion, cette réaction de la Maison blanche est accueillie avec enthousiasme par les organisations LGBT.

Le 26 juin marque un tournant dans l'histoire de la communauté LGBT américaine: Par 5 voix contre 4, les juges de la Cour suprême affirment que le droit au mariage des couples de personnes de même sexe est constitutionnel en vertu du 14e amendement. Une décision qui vient mettre fin à plusieurs années d'une bataille judiciaire acharnée et qui ouvre de fait le mariage aux couples de même sexe dans les 50 Etats.

En juillet 2015, les démocrates présentent l'Equality Act, un texte de loi destiné à mettre à jour le Civil Rights Act signé en 1964 qui a rendu illégale toute discrimination basée sur la race, la couleur, la religion, le sexe, ou l’origine. Avec l'Equality Act, il serait amendé par l'insertion des termes «orientation sexuelle» et «identité de genre». Malgré le soutien de Barack Obama au texte, il y a peu de chances de le voir aboutir avant la prochaine élection présidentielle, les républicains détenant la majorité au Congrès.

 

2016: LE BILAN ET LES LARMES

Pour son dernier discours sur l'état de l'union le 13 janvier, Barack Obama ne peut évidemment pas faire l'impasse sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe avec la décision de la Cour suprême, l'avancée qui marquera le bilan de son deuxième mandat.

Dans la nuit du 11 au 12 juin, la fusillade d'Orlando frappe la communauté LGBT en plein cœur. Dès le lendemain, Barack Obama s'exprime depuis la Maison blanche: «C'est un jour particulièrement déchirant pour nos concitoye.n.ne.s lesbiennes, gays, bisexuel.le.s et trans. Le tireur a ciblé un club dans lequel les gens se réunissaient avec leurs ami.e.s , pour danser, chanter et vivre. Le lieu de l'attaque est plus qu'un night-club, c'est un lieu de solidarité et d'empowerment où les gens se réunissent pour sensibiliser et pour faire valoir leurs droits civiques.»

Le 17 juin, il se rend à Orlando pour rencontrer les familles des victimes. Avec 49 victimes, et plus d'une cinquantaine de blessé.e.s, l'attentat est le plus meurtrier sur le sol américain depuis le 11 septembre. Dans un discours, Barack Obama tient à rappeler le caractère spécifique de cette tuerie: «Pour beaucoup de personnes qui sont lesbiennes, gays, bis ou trans, le club Pulse a toujours été un lieu paradis, un endroit pour chanter et danser, mais surtout, pour être vraiment soi-même, en particulier pour tellement de personnes dont les familles viennent de Puerto Rico.»

Une dizaine de jours après la tuerie, Barack Obama annonce la création d'un monument pour commémorer les émeutes de Stonewall à New York en 1969: «Stonewall sera notre premier monument national à raconter l'histoire de la lutte des droits LGBT. Je crois que nos parcs nationaux doivent refléter toute l'histoire de notre pays, la richesse et la diversité et l'unicité de l'esprit américain qui nous a toujours défini. Que nous sommes plus forts ensemble. Que dans toute notre diversité, nous ne faisons qu'un.»

Si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez sur Announcing the Stonewall National Monument

Le 30 juin, plus d'un an après s'y être déclaré favorable, Ash Carter, secrétaire d’État à la Défense, prononce la fin immédiate de l'interdiction pour les personnes trans de servir dans l'armée américaine: «Nous ne voulons pas que des éléments indépendants de la qualification à servir d'une personne nous empêchent de recruter ou de garder un soldat, un marin, un pilote qui peut accomplir sa mission. Nous devons être accessible à 100% pour la population américaine.»

 

ET APRÈS… ?
Malgré l'abrogation du Don't Ask Don't Tell, la décision de la Cour suprême ouvrant le mariage aux couples de même sexe, il reste du travail à accomplir pour le ou la prochain.e président.e des Etats-Unis, si tant est qu'il ou elle ait la volonté de poursuivre la dynamique lancé par Barack Obama.

Le taux de violences, physiques et morales, à l'encontre des personnes LGBT reste élevé, notamment en ce qui concerne les personnes trans - et plus spécifiquement les personnes trans de couleur. A cela s'ajoute la levée de boucliers de la frange réactionnaire des républicains, qui désormais mise sur l'instauration de lois portant sur la liberté religieuse, véritables permis de discriminer en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre. Cela a été le cas dans l'Indiana en 2015, avec le Religion Freedom Restoration Act (RFRA, promulgué par le gouverneur républicain Mike Pence devenu plus tard colistier de Donald Trump), ou plus récemment en Caroline du Nord, avec la HB2 votée au printemps 2016 afin d'imposer aux personnes trans d'utiliser les toilettes publiques en fonction de leur sexe assigné à la naissance et non de leur genre. Vigilance et détermination seront donc nécessaires de la part des organisations LGBT américaines pour que les progrès accomplis soient préservés.

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Publié par
Journaliste de Yagg.
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LES réactions (4)
  • Par Dead Head 27 Oct 2016 - 17 H 33
    Photo du profil de Dead Head

    Chapeau bas, Obama !
    Chapeau bas, Yagg !

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  • Par Phil86 27 Oct 2016 - 17 H 40
    Photo du profil de Phil86

    Merci pour cet excellent article, exactement ce qui va désormais nous manquer avec la fin de Yagg :'(

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  • Par Jean Elie 27 Oct 2016 - 18 H 10
    Photo du profil de Jean Elie

    Si toutes les promesses n’ont pas été tenues, il faut considérer le courage et la volonté dont le Président OBAMA a fait preuve tout au long de ses deux mandats. Son bilan est positif, la lutte contre les discriminations continue partout dans le monde.
    Merci Monsieur le President.

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  • Par gkoskovich 27 Oct 2016 - 23 H 31
    Photo du profil de gkoskovich

    Egalement en 2016 : la publication par le Service des parcs nationaux américains d’un rapport titanesque sur les grands thèmes de l’histoire LGBT aux Etats-Unis qui identifie plus de 1.300 sites historiques LGBT à travers le pays. Une étude extraordinaire préparée par 27 historien.ne.s qui comprend 32 chapitres et plus de 1.200 pages. C’est la première fois au monde qu’un gouvernement national a crée un tel document. Le texte intégral est disponible en ligne : https://www.nps.gov/subjects/tellingallamericansstories/lgbtqthemestudy.htm

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