Monde | 22.10.2016 - 16 h 05 | 7 COMMENTAIRES
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À quand le retrait de la transidentité de la liste des troubles mentaux de l’OMS?

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Pour la Journée internationale d'action pour la dépathologisation Trans, des organisations se mobilisent pour faire retirer la transidentité de la liste des troubles mentaux établie par l'OMS.
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Existrans 2007 - Photo : Philippe Leroyer

Ce samedi 22 octobre 2016 est la Journée internationale d'action pour la dépathologisation Trans. L'Ilga-Europe et Trangender Europe (TGEU) profitent de cette journée de sensibilisation pour appeler l'Organisation Mondiale de la Santé à prendre en compte les droits humains des personnes trans dans la révision de la classification internationale des maladies qui doit avoir lieu en mai 2018.

Car actuellement, la transidentité est toujours classée dans la catégorie des troubles mentaux et du comportement par l'OMS. Les militant.e.s trans demandent aujourd'hui qu'elle en soit retirée: «Mais ce n'est pas suffisant, les ministères de la Santé et l'OMS doivent aussi s'assurer que les personnes trans aient accès à des soins médicaux de qualité, adéquats et abordables financièrement» rappelle Julie Ehrt, directrice de TGEU. L'Ilga-Europe souligne aussi que les droits des enfants trans doivent aussi être pris en considération dans cette révision de la classification.

Si le lecteur ne s'affiche pas, cliquez sur WHO: put human rights at the core of the ICD revision

À cette occasion, TGEU a aussi lancé l'opération Share Your Story afin de recueillir les témoignages de personnes ayant subi des remarques ou comportements transphobes et pathologisants de la part de médecins:

En France, un décret de 2010 a retiré le «transsexualisme» de la liste des affections psychiatriques de longue durée. Une avancée symbolique mais dont l'impact a été toutefois très limité puisque les personnes trans ont dû continuer par la suite à se soumettre à un suivi psychiatrique pour obtenir leur changement d'état civil.

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Journaliste de Yagg.
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LES réactions (7)
  • Par zaripov 22 Oct 2016 - 23 H 28
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    Cette pancarte d’act up fait dans l’amalgame contre-productif.
    Cette diabolisation de la psychiatrie mais paraît dangereuse c’est sûr que c’est plus facile de taper sur eux de façon générale que sur d’autres groupes qui alimentent la transphobie.

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    • Par Damia 23 Oct 2016 - 1 H 43
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      Ouais, les violences psychiatriques ne sont le fait que d’une poignée d’individu-e-s. On se trompe encore une fois de combat.
      En attendant, la psychiatrisation de la transidentité TUE. Littéralement. La SoFECT en première ligne (Société Française d’Etude et de prise en Charge du Transsexualisme, tout un programme). Et quand on lit les positions de la psychiatrie en général sur la transidentité, c’est d’une violence abjecte.
      Donc merci, mais le NotAllPsys on s’en passera bien.

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    • Par zaripov 23 Oct 2016 - 13 H 26
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      @Damia
      La psychiatrisation de la transidentité c’est une chose qu’il faut combattre mais dire que tous les psychiatres sont transphobes c’est juste stupide. Les trangenres sont des personnes comme les autres ils peuvent à un moment donner en avoir besoin. Donc toi tu t’en passe bien mais pas tout le monde.

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    • Par friendlyfire 23 Oct 2016 - 14 H 41
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      @zaripov
      Attention, vous ne parlez pas du tout de la même chose :
      – tu défends la possibilité pour le citoyen lambda d’aller librement et volontairement consulter le psy de son choix pour espérer en recevoir aide et soutien, moral ou chimique. Et c’est bien ton droit.
      – dans le cadre d’un parcours de transition tu dois aller voir un psy(chiatre) qui fait partie des « experts agréés », lequel ne va pas se contenter de t’écouter mais va ensuite rédiger un rapport sur ce qu’il pense de ta « personnalité » et de ton « projet » : c’est tout sauf un acte libre et volontaire du côté du patient; et pas toujours (euphémisme ? antiphrase ?) un acte d’accompagnement à la liberté et de soutien du côté du médecin, qui répond d’abord dans son jugement à ses propres idées, valeurs, représentations…
      Le fait que la grande majorité des trans vivent cette supervision comme une intrusion et une souffrance en dit long sur le fait que cette instance de jugement est sans doute structurellement plus une violence institutionnelle qu’une aide.
      Les maîtres mots sont ici « arbitraire » et « évaluation pour un tiers ».
      Et il faut que ça cesse.

      Chaleureuses caresses morales à tous ceux qui en ont besoin.

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    • Par zaripov 23 Oct 2016 - 15 H 42
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      @friendlyfire
      C’est pour cela que la pancarte act up fait l’amalgame entre tous les psy.

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    • Par friendlyfire 23 Oct 2016 - 16 H 36
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      @zaripov
      Moi je vois bien le mot expert au milieu de la pancarte, et « psy + expert » ce n’est pas tous les psys, mais une toute petite fraction minoritaire bien précise.
      Dans l’absolu moi aussi j’aime bien la position « positive attitude/zen soyons zen » et tout ça mais l’histoire des trans et de l’institution psychiatro-juridico-policière en France c’est beaucoup de souffrance, des dépressions et des suicides, alors oui des fois il faut savoir dire non.

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  • Par emma 23 Oct 2016 - 11 H 30
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    Yagg, comme souvent, votre titre est trompeur.
    – La transidentité n’apparait nul part dans la liste de troubles mentaux de l’OMS. Ce qui apparait dans la CIM 10 sont les « troubles d’identité sexuelle » (sic) c’est à dire « transsexualisme », « dysphorie de genre »… Ces classifications sont à la fois pathologisantes et psycho-pathologisantes par définition, du fait de leur classification. Puisqu’elles sont dérivées de l’idée que l’identité serait sexuelle (ce qui ignore le genre, ou l’assimile au sexe), elles partent de l’idée que cet amalgame serait normale ainsi que des différences par rapport à cette soi-disant norme puissent être diagnostiquées par une autre personne.
    – La depathologisation implique le retrait de tout ce qui concerne l’identité (que ce soit « sexuelle » ou de « l’identité de genre ») d’un individu de toute classification pathologique, c’est à dire de trouble d’origine médicale, et non seulement de troubles mentaux.
    – Ce qui serait plutôt a classifier en tant que comportement pathologique, si on veut classifier quelque chose pour des remboursements d’aide médicale lié au « sexe » ou « genre », ce sont plutôt les actions transphobes ou discriminantes (sur la base de sexe et de genre) de le part des autres qui poussent des individus à un besoin de modification corporelle par rapport à une « norme » de l’apparence sexué ou genré…

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