La psychiatre française Colette Chiland est décédée à l’âge de 88 ans le vendredi 16 septembre. Cette auto-proclamée spécialiste des questions trans était depuis plusieurs années vivement critiquée pour ses écrits et ses prises de positions envers les personnes concernées. Elle était en outre présidente d’honneur de la Société française d’Etudes et de prise en charge du transsexualisme (SoFECT) organisation implantée dans six villes françaises qui prône une approche pathologisante du parcours des personnes trans. «Invite-t-on des racistes pour parler de racisme? Non. Alors pourquoi inviter Colette Chiland pour parler de déconstruction de l’identité de genre?» avaient questionné des militant.e.s venu.e.s zapper une de ses interventions en 2011. Ils et elles lui avaient alors remis l’écharpe et le diplôme de la «psychiatre la plus transphobe de France».

«Ainsi s’achève une vie au service d’une approche psychiatrisante du genre et des transidentités au discours “remarquablement pauvre et conformiste” [une référence à un extrait de Changer de sexe (1997), un livre de Colette Chiland]», a sobrement déclaré l’association Outrans sur les réseaux sociaux. Le collectif qui organise l’Existrans qui se tiendra le samedi 15 octobre a aussi réagi: «La psychiatrisation des transidentités à la française est en deuil. Rendez-vous le 15 octobre à la 20ème marche Existrans pour un hommage à la présidente d’honneur de la Sofect et à la perpétuation de sa pensée dans les équipes hospitalières autoproclamées “officielles” qui tentent de monopoliser la prise en charge des transidentités en France!»